O Bellevue ...
Ceci est un cri du c½ur, mes petits rats, ceci est un vrai cri du c½ur ...
Mais quel espoir pour toi, jeune chiot bellevusien, lâché dans l'allée du Bonheur (oui, c'est ainsi que s'appelle désormais l'allée dite de G à M) : tu hésites, tu n'oses, tu frémis à l'idée de poser la question fatidique : les chroniqueuses auraient-elles un c½ur ?
< Quatre ombres blanches s'élèvent lentement au bout de l'allée, la petite foule bellevusienne devenant une seule et même voix, s'approche lentement de cette source de chaleur, attirée par la lumière, l'air vibrant de gratitude ... >
Oui Bellevue, ton existence douce et ingénue appelle une catastrophe, de même que le vertige pousse vers l'abîme celui qui en accepte la fascination, de même que la lampe aspire le papillon qui va s'y consumer. (ceci est du plagiat).
...
La suite est évidente.
...
Hé bien non, mon petit chou, c'est une BLAGUE ! Ce cri du c½ur n'indique en aucun cas que les chroniqueuses ont enfin usé leur méchanceté, qu'elles ont troqué l'uniforme Satan ℠ pour celui plus respectable de nonne, et qu'elles sont revenues à des pensées tendres. Non, bien entendu, tu rêves mon poussin, ce cri du c½ur annonce juste le retour, bref et inattendu de la clique chronique dans son ANTRE !
(Et bon sang, tu peux pas t'imaginer comme ça puait là dedans depuis ce temps, avec tous ces corps en putréfaction, ces os rongés, ces viscères et organes dégueulées à même le sol ...).
Bref mon brave, tu te dis : « pourquoi ?». Hé bien je vais te le dire, ne t'en fais pas, mais pas tout de suite, attends encore un petit peu. Aujourd'hui, je vais brièvement récapituler ce que deviennent ces chiennes de chroniqueuses depuis juillet dernier – date qui fait date : elles ont eu leur bac ces traînées.
Alors, maintenant que nous sommes étudiantes brillantes et bien occupées (tandis que vous croupissez encore dans le caca bellevusien [Oui, la tendance scatophile – je-suis-une-grosse-dégueulasse contribue largement au succès de ce blog]) que nous n'avons presque pas le temps de vous cracher dessus, nous sommes forcées de trouver d'autres occupations.
Nous avons appris :
- A supporter le fait d'être représentée avec des bites comme serre-têtes.
- A admirer notre maître, la dite Gossip Girl parce que ça n'a rien à voir avec des blogs de lycée, « là, là c'est beaucoup mieux » (mon dieu mesdemoiselles il suffit qu'on vous montre des culs à poil au fond d'une limousine et vous voilà déjà toutes mouillées et poisseuses... ?).
- A devenir des vraies harceleuses de Polly Pocket, pour avoir le plaisir d'entendre des nullités telles que « elles m'ont encore espionné » (ceci est une vrai citation à rajouter au dossier DUC harcèlement moral à la gendarmerie Castanettolosan siouplé). Imaginez une seconde, les trois vautours, dents jaune, talkie-walkie en main : « Kchrrr unité centrale, radio interstellaire, C-1266 VOLAILLE en vue je répète, VOLAILLE en vue ». Non vous n'imaginez pas ? Hé bien c'est dommage, ça arrive vraiment, de toute évidence !
Le sujet réel du jour, en fait je l'avoue, est rigoureusement chronico-centré : il concerne une d'entre nous, celle qui provoque l'indécision générale, oui bien sur, c'est la Grande M. La grande M a dix neuf ans aujourd'hui, et nous n'allons pas l'épargner. Que la tempête se prépare, mes amis, M, oh oui M, ça va chier !
M est souvent très mal jugée, les avis se partagent :
1er groupe : M vue par les amies « poulettes » (je regroupe ici un ensemble indistinct de personne inintéressantes, qui ne concerne pas nécessairement l'aptitude rugby girl) surtout quand M sort avec les amis des gentilles poulettes. M devient cette fille « dangereuse » qui détruit tous les hommes qui la côtoient -véritables c½urs sur pattes, fragiles face au grand carnassier qu'est M.
2ème groupe : ces mêmes hommes, ami de la volaille Bellevusienne, souvent rugbymen sur les bords, qui voient M comme une fille différente de ces amies Chroniqueuses. Oui, M n'est pas pareil que nous, elle est pure et gentille, et elle ne ferait pas de mal à une mouche (Un peu de bon sens, mes braves, à défaut de faire preuve de finesse).
Oui parce que nous, autres chroniqueuses, sommes totalement cuites : Cher peuple bellevusien, toi qui ne comprends pas ce langage de barbare, nous allons t'expliquer que « cuite » veut potentiellement signifier que le caractère « folâtre » des amies chroniqueuses est passablement irrémédiable.
Qu'en est il réellement de M ? Est-elle cette brebis fragile? Est-elle ce monstre de méchanceté ? Que penser d'une jolie bourgeoise hautaine, tantôt superficielle, tantôt spirituelle, qui aime la levrette claquée, Rimbaud, les gars pleins de tunes et bien sûr nous - ses amies chroniqueuses ?
En fait, pour analyser strictement le caractère de M, il faut concevoir une sorte de double personnalité (souvenez vous : les chroniqueuses sont spécialistes du stéréotype à chier) : M est un personnage cornélien, qui possède une face du « dedans », une face du « dehors », autrement dit, il y a la M publique, et la M privée.
La M publique est cette fille délurée, qui essaie de passer pour Carrie de Sex & the city :
- amassant les chaussures qu'elle ne porte pas, et même que tellement y 'en a de chaussures qu'elle est obligée d'avoir une tente pour elles, et même qu'elle claque tous ses sous dans des paires de talons clinquants, et même qu'elle a plus de place dans son appartement pour toutes les ranger
- collectionnant les hommes (et pas que !) comme on cumule les bons points chez Champion, telle une Nana meurtrière, se refusant d'être la femme d'un seul homme, et revendiquant une attitude volontairement libertine, telle une Manon Lescaut ou une De Merteuil déchainée,
- et surtout affichant un vocabulaire plus que provoquant, qui avouons le, contraste avec ce visage de poupon.
M se voit bien en dictatrice du bon goût, M veut être cette fille TROP drôle qui fait rire les rugbymen par sa franchise et son manque volontaire de délicatesse. Bon, il faut néanmoins prendre en compte que l'humour de ces jeunes hommes peut s'arrêter à des associations métaphoriques tout à fait surprenantes : tes collants sont jaunes, tu es un canard (depuis Donald Duck avez-vous vu un autre canard JAUNE ?).
M aime se faire grave draguer au Saint, et saisir le c½ur des hommes à base de grands regards aguicheurs, surtout quand ils sont blonds, mineurs, et insipides (mais elle n'a aucun problème avec les grosses masses impassibles je vous rassure). La petite M n'est pas gentille et elle se moque de tous, même de ses amis – surtout de ses amis ?
La M du dehors, celle qui est trop in, qui boit de la bière chez Tonton, et fête Bayonne. C'est celle dont l'existence démontre un paraître désillusionné, au bon sens du terme, M est un peu Hell sur les bords, et on espère encore qu'elle trouve un Andréa digne de ce nom. Si elle n'était pas intelligente elle utiliserait des formules telles que « parlez de moi en bien ou en mal, tant que vous faîtes de moi une star » (Oui M, c'est le principe de la Ze-mets-qui-ze-veux-dans-mon-lit =D) Car, oui, M ne nous laisse pas indifférents.
Mais quel contraste avec la M du dedans, celle que peu de monde connaît (et peut être même pas nous au fond ...). Cela dit, les amies cuites de M comptent bien montrer POURQUOI M est bandante, POURQUOI tout le monde pompe M, et va falloir s'accrocher mes lardons, parce qu'après ça il est bien possible que M commence à vous trouver inintéressants : les amies chroniqueuses de M sont cuites, mais au moins elles l'aiment et savent le DIRE.
La M privée n'est pas à l'aise avec elle-même, elle laisse tomber les apparences pour réclamer sa dose d'affection, devient drôle et attentive, sérieuse et passionnée. M est une sorte d'Emma Bovary, qui comme son nom l'indique, aima, mais peut être pour des raisons souterraines : M aime une IDEE du verbe aimer, M aime pour oublier certaines choses, M aime parce qu'elle en a besoin, comme tous.
La M privée est douce comme une blonde, elle sent le bébé, Chloé ou Daisy, et porte des robes à fleur au printemps : M est une sorte de muse, au sens mythologique du terme, dont on approche que des contours superficiels, car l'accès réel de la petite fille, reste peut être hermétique. Bref, pas besoin d'expliquer à mon bon public, que la M aimée est celle qui sommeille, celle à laquelle on accède en creusant des galeries incertaines au fond de sa carapace de petite Garce.
Je m'étends, je m'emballe, mais ma M à moi, m'appelle petite peumme et me fait des guilis dans les cheveux quand j'en ai marre. La M que je connais ne s'énerve jamais, et agit sur moi comme une morphine, anesthésiant ce qui nous fait chier dans cette chienne-de-vie : les moments à côté de M sont souvent intemporels, et on y oublie souvent le monde extérieur, et on ne s'y ennuie pas.
Bien sur, ma belle tu comprendras que tu n'échappes pas à la pique chronique, et que tout ce qui pourrait te vexer n'est qu'humour, que tout ce qui te touche n'est qu'amour. Cette espèce de partition de toi même est volontaire : comme je l'ai dit, c'est un stéréotype, rien n'est simple.
Cela dit je m'amuse beaucoup à te voir inquiète de la surprise que nous préparons (oui je termine ces lignes avec ta tronche en face de moi, petite chose) : la petite M croit encore que quinze personnes vont débarquer chez elle à minuit, elle oublie peut être que nous n'avons plus d'amis depuis que nous avons pris la décision de cracher sur la plèbe bellevusienne ! Du coup nous la torturons aimablement :
- "Regarde pas la fenêtre M"
- " Ya rien" (oui elle a vraiment regardé, elle continue à surveiller)
- " Ben non ya rien " =D
Allez Allez, je veux une foule, lanterne en main, devant la rue de R ...
Enfin, ça te laisse toujours une bonne masse de connards en tous genres a qui je donne l'accès de ta vie privée (sans compter que j'en connais un qui va plus vouloir me donner mon tariquet - mais si mon grand, en échange on te lâche ta grappe ! (Tu aurais tort d'y croire néanmoins)).
Tout ça pour dire,
Bon anniversaire bichon.

