Je dis M, comme un emblème.

Je dis M, comme un emblème.


O Bellevue ...



Ceci est un cri du c½ur, mes petits rats, ceci est un vrai cri du c½ur ...

Mais quel espoir pour toi, jeune chiot bellevusien, lâché dans l'allée du Bonheur (oui, c'est ainsi que s'appelle désormais l'allée dite de G à M) : tu hésites, tu n'oses, tu frémis à l'idée de poser la question fatidique : les chroniqueuses auraient-elles un c½ur ?

< Quatre ombres blanches s'élèvent lentement au bout de l'allée, la petite foule bellevusienne devenant une seule et même voix, s'approche lentement de cette source de chaleur, attirée par la lumière, l'air vibrant de gratitude ... >

Oui Bellevue, ton existence douce et ingénue appelle une catastrophe, de même que le vertige pousse vers l'abîme celui qui en accepte la fascination, de même que la lampe aspire le papillon qui va s'y consumer. (ceci est du plagiat).



...

La suite est évidente.

...

Hé bien non, mon petit chou, c'est une BLAGUE ! Ce cri du c½ur n'indique en aucun cas que les chroniqueuses ont enfin usé leur méchanceté, qu'elles ont troqué l'uniforme Satan ℠ pour celui plus respectable de nonne, et qu'elles sont revenues à des pensées tendres. Non, bien entendu, tu rêves mon poussin, ce cri du c½ur annonce juste le retour, bref et inattendu de la clique chronique dans son ANTRE !

(Et bon sang, tu peux pas t'imaginer comme ça puait là dedans depuis ce temps, avec tous ces corps en putréfaction, ces os rongés, ces viscères et organes dégueulées à même le sol ...).

Bref mon brave, tu te dis : « pourquoi ?». Hé bien je vais te le dire, ne t'en fais pas, mais pas tout de suite, attends encore un petit peu. Aujourd'hui, je vais brièvement récapituler ce que deviennent ces chiennes de chroniqueuses depuis juillet dernier – date qui fait date : elles ont eu leur bac ces traînées.

Alors, maintenant que nous sommes étudiantes brillantes et bien occupées (tandis que vous croupissez encore dans le caca bellevusien [Oui, la tendance scatophile – je-suis-une-grosse-dégueulasse contribue largement au succès de ce blog]) que nous n'avons presque pas le temps de vous cracher dessus, nous sommes forcées de trouver d'autres occupations.



Nous avons appris :


- A supporter le fait d'être représentée avec des bites comme serre-têtes.



- A admirer notre maître, la dite Gossip Girl parce que ça n'a rien à voir avec des blogs de lycée, « là, là c'est beaucoup mieux » (mon dieu mesdemoiselles il suffit qu'on vous montre des culs à poil au fond d'une limousine et vous voilà déjà toutes mouillées et poisseuses... ?).



- A devenir des vraies harceleuses de Polly Pocket, pour avoir le plaisir d'entendre des nullités telles que « elles m'ont encore espionné » (ceci est une vrai citation à rajouter au dossier DUC harcèlement moral à la gendarmerie Castanettolosan siouplé). Imaginez une seconde, les trois vautours, dents jaune, talkie-walkie en main : « Kchrrr unité centrale, radio interstellaire, C-1266 VOLAILLE en vue je répète, VOLAILLE en vue ». Non vous n'imaginez pas ? Hé bien c'est dommage, ça arrive vraiment, de toute évidence !



Le sujet réel du jour, en fait je l'avoue, est rigoureusement chronico-centré : il concerne une d'entre nous, celle qui provoque l'indécision générale, oui bien sur, c'est la Grande M. La grande M a dix neuf ans aujourd'hui, et nous n'allons pas l'épargner. Que la tempête se prépare, mes amis, M, oh oui M, ça va chier !

M est souvent très mal jugée, les avis se partagent :

1er groupe
: M vue par les amies « poulettes » (je regroupe ici un ensemble indistinct de personne inintéressantes, qui ne concerne pas nécessairement l'aptitude rugby girl) surtout quand M sort avec les amis des gentilles poulettes. M devient cette fille « dangereuse » qui détruit tous les hommes qui la côtoient -véritables c½urs sur pattes, fragiles face au grand carnassier qu'est M.

2ème groupe : ces mêmes hommes, ami de la volaille Bellevusienne, souvent rugbymen sur les bords, qui voient M comme une fille différente de ces amies Chroniqueuses. Oui, M n'est pas pareil que nous, elle est pure et gentille, et elle ne ferait pas de mal à une mouche (Un peu de bon sens, mes braves, à défaut de faire preuve de finesse).

Oui parce que nous, autres chroniqueuses, sommes totalement cuites : Cher peuple bellevusien, toi qui ne comprends pas ce langage de barbare, nous allons t'expliquer que « cuite » veut potentiellement signifier que le caractère « folâtre » des amies chroniqueuses est passablement irrémédiable.

Qu'en est il réellement de M ? Est-elle cette brebis fragile? Est-elle ce monstre de méchanceté ? Que penser d'une jolie bourgeoise hautaine, tantôt superficielle, tantôt spirituelle, qui aime la levrette claquée, Rimbaud, les gars pleins de tunes et bien sûr nous - ses amies chroniqueuses ?

En fait, pour analyser strictement le caractère de M, il faut concevoir une sorte de double personnalité (souvenez vous : les chroniqueuses sont spécialistes du stéréotype à chier) : M est un personnage cornélien, qui possède une face du « dedans », une face du « dehors », autrement dit, il y a la M publique, et la M privée.

La M publique est cette fille délurée, qui essaie de passer pour Carrie de Sex & the city :

- amassant les chaussures qu'elle ne porte pas, et même que tellement y 'en a de chaussures qu'elle est obligée d'avoir une tente pour elles, et même qu'elle claque tous ses sous dans des paires de talons clinquants, et même qu'elle a plus de place dans son appartement pour toutes les ranger

- collectionnant les hommes (et pas que !) comme on cumule les bons points chez Champion, telle une Nana meurtrière, se refusant d'être la femme d'un seul homme, et revendiquant une attitude volontairement libertine, telle une Manon Lescaut ou une De Merteuil déchainée,

- et surtout affichant un vocabulaire plus que provoquant, qui avouons le, contraste avec ce visage de poupon.

M se voit bien en dictatrice du bon goût, M veut être cette fille TROP drôle qui fait rire les rugbymen par sa franchise et son manque volontaire de délicatesse. Bon, il faut néanmoins prendre en compte que l'humour de ces jeunes hommes peut s'arrêter à des associations métaphoriques tout à fait surprenantes : tes collants sont jaunes, tu es un canard (depuis Donald Duck avez-vous vu un autre canard JAUNE ?).

M aime se faire grave draguer au Saint, et saisir le c½ur des hommes à base de grands regards aguicheurs, surtout quand ils sont blonds, mineurs, et insipides (mais elle n'a aucun problème avec les grosses masses impassibles je vous rassure). La petite M n'est pas gentille et elle se moque de tous, même de ses amis – surtout de ses amis ?

La M du dehors, celle qui est trop in, qui boit de la bière chez Tonton, et fête Bayonne. C'est celle dont l'existence démontre un paraître désillusionné, au bon sens du terme, M est un peu Hell sur les bords, et on espère encore qu'elle trouve un Andréa digne de ce nom. Si elle n'était pas intelligente elle utiliserait des formules telles que « parlez de moi en bien ou en mal, tant que vous faîtes de moi une star » (Oui M, c'est le principe de la Ze-mets-qui-ze-veux-dans-mon-lit =D) Car, oui, M ne nous laisse pas indifférents.



Mais quel contraste avec la M du dedans, celle que peu de monde connaît (et peut être même pas nous au fond ...). Cela dit, les amies cuites de M comptent bien montrer POURQUOI M est bandante, POURQUOI tout le monde pompe M, et va falloir s'accrocher mes lardons, parce qu'après ça il est bien possible que M commence à vous trouver inintéressants : les amies chroniqueuses de M sont cuites, mais au moins elles l'aiment et savent le DIRE.

La M privée n'est pas à l'aise avec elle-même, elle laisse tomber les apparences pour réclamer sa dose d'affection, devient drôle et attentive, sérieuse et passionnée. M est une sorte d'Emma Bovary, qui comme son nom l'indique, aima, mais peut être pour des raisons souterraines : M aime une IDEE du verbe aimer, M aime pour oublier certaines choses, M aime parce qu'elle en a besoin, comme tous.

La M privée est douce comme une blonde, elle sent le bébé, Chloé ou Daisy, et porte des robes à fleur au printemps : M est une sorte de muse, au sens mythologique du terme, dont on approche que des contours superficiels, car l'accès réel de la petite fille, reste peut être hermétique. Bref, pas besoin d'expliquer à mon bon public, que la M aimée est celle qui sommeille, celle à laquelle on accède en creusant des galeries incertaines au fond de sa carapace de petite Garce.

Je m'étends, je m'emballe, mais ma M à moi, m'appelle petite peumme et me fait des guilis dans les cheveux quand j'en ai marre. La M que je connais ne s'énerve jamais, et agit sur moi comme une morphine, anesthésiant ce qui nous fait chier dans cette chienne-de-vie : les moments à côté de M sont souvent intemporels, et on y oublie souvent le monde extérieur, et on ne s'y ennuie pas.



Bien sur, ma belle tu comprendras que tu n'échappes pas à la pique chronique, et que tout ce qui pourrait te vexer n'est qu'humour, que tout ce qui te touche n'est qu'amour. Cette espèce de partition de toi même est volontaire : comme je l'ai dit, c'est un stéréotype, rien n'est simple.

Cela dit je m'amuse beaucoup à te voir inquiète de la surprise que nous préparons (oui je termine ces lignes avec ta tronche en face de moi, petite chose) : la petite M croit encore que quinze personnes vont débarquer chez elle à minuit, elle oublie peut être que nous n'avons plus d'amis depuis que nous avons pris la décision de cracher sur la plèbe bellevusienne ! Du coup nous la torturons aimablement :
- "Regarde pas la fenêtre M"
- " Ya rien" (oui elle a vraiment regardé, elle continue à surveiller)
- " Ben non ya rien " =D

Allez Allez, je veux une foule, lanterne en main, devant la rue de R ...
Enfin, ça te laisse toujours une bonne masse de connards en tous genres a qui je donne l'accès de ta vie privée (sans compter que j'en connais un qui va plus vouloir me donner mon tariquet - mais si mon grand, en échange on te lâche ta grappe ! (Tu aurais tort d'y croire néanmoins)).

Tout ça pour dire,

Bon anniversaire bichon.

# Posté le dimanche 15 mars 2009 17:52

Modifié le dimanche 15 mars 2009 18:21

# Posté le lundi 26 janvier 2009 11:46

Bellevue, ADIEUUUUUUUUUUU

Bellevue, ADIEUUUUUUUUUUU



Nous avions décidé, il y a quelque temps, de stopper notre entreprise. Nous avons été avares d'explications, il est vrai, aussi nous entamons un sujet de repenti. Oui, nous sommes de viles pécheresses, et nous nous en repentons.

Nous avons pris un malin plaisir à rire des autres, y compris de nous-mêmes (comble de la dégradation !), nous avons aussi insulté des gens, fait preuve de racisme évident, par-ci par-là, et LE PIRE (parce que nous sommes LE MAL) : nous avons osé dénigrer des professeurs di-plo-més alors que nous n'avions même pas notre bac. (ça c'est made in vie scolaire, ça déménage l'argumentation là-bas, demandez au petit boxeur, il veut plus signer nos mots d'absences, « trop occupé à mater des culs » ou à sortir avec des élèves peut être ?). Prétendre au titre de satire des détenteurs de licences ! Les chroniqueuses sont vraiment crétines en fin de compte !

Nous avons TOUT tenté pour faire parler de NOUS, car nous sommes en manque d'amour, de gloire, de haine (serait-ce la même chose ?). Pauvres filles ... Nous vous avons offert pendant un mois ou deux une occupation qui vous plait : la méchanceté. Nous sommes tellement désolées. Aussi, mes s½urs, repentons-nous, d'avoir liquéfié sur place, de si nombreux lycéens tous pleins de candeur.
J'en appelle à l'Arabe de Service, à la Juive Intelligente, à la Grosse Pute de Service, au Diable, à vous, Bellevusiens ou public extérieur, entamons ensemble une confession digne de nous.

Des explications à la fin prématurée de nos chroniques : Vous me direz, « pourquoi ? » (dites-le).

Je vous répondrais : sous le coup de tant de haine, tant de violence devant une entreprise innocente et frêle comme un oisillon, devant tant de menaces sauvages, devant tant de stupidité, de connerie humaine distillée, brute, nous avons reculé. En effet, nous avons pensé qu'il était légèrement stupide de continuer ce blog alors que nous n'étions même pas sûres de quitter le lycée l'an prochain.

L'évènement de l'année ayant eu lieu, nous voilâmes (...) toutes bachelières !

Aussi, lors de notre dernière sortie entre chroniqueuses (« Ah mais elles sortent en fait ? » « Seulement une fois par an, ne paniquez pas »), nous avons ressenti ce léger tremblement, annonciateur de l'excitation orgasmique, ces fourmillements dans le bout des doigts (pas que les doigts pour GPS), nous nous sommes regardées et un sourire carnassier est apparu sur nos dents jaunâtres (Ca vous fait plaisir ?) : OUI, les chroniqueuses ne pouvaient pas partir sans un au revoir digne de ce nom, OUI il fallait dégueuler notre rage du monde une dernière fois (après on ira s'ouvrir les veines dans la baignoire, ne vous inquiétez pas!).

Le blog est de retour, avec ses articles qui ne resteront qu'une semaine, profitez de cette chance, mesdames messieurs, pour oser dire ce que vous pensez ! A notre tour de vous clamer tout notre amour.

Tout d'abord un grand merci à tous nos lecteurs, qui ont su nous soutenir, nous lire véritablement, nous critiquer et nous encourager d'une manière extraordinaire, je pense bien sûr ici aux quelques petits génies nous ayant accusé de racisme, de narcissisme, je pense ici bien sûr aux élèves de terminale littéraire, particulièrement hystériques et hypocrites qui ont été à l'origine de tant de méchanceté gratuite envers leur clan, je pense ici bien sûr aux membres de l'équipe féminine de rugby du lycée, de qui nous nous sommes moquées avec une hargne proche de l'obsession (dire qu'hier soir j'ai cherché une poulette dans toute la ville, juste histoire de m'en serrer une...vous étiez où hier soir nom de dieu ?) et qui nous ont aimablement répondu de très pertinentes remarques, ainsi que tous les participants aux insultes, crachats, et autre stupidité qu'ils n'ont jamais eu le courage de venir nous dire en face.

Au passage nous remercions LA divine volaille littéraire (grand doute là-dessus ...), y'en a qu'une qui réunit les deux tares (c'est de toute beauté, vous pouvez pas la louper, c'est presque un corps glorieux : brillante de bêtise), sans qui le succès de ce blog n'aurait jamais été ce qu'il est : Jubilatoire !

Hé oui : SUCCES, que voulez vous ... On vous a chié une satire de merde, sur un sujet de merde, et vous avez marché en plein dedans... marcher : mieux ! Vous avez couru. Et franchement, ça me troue le cul de parler de triomphe, pourtant ... les visiteurs continuent d'affluer, un mois après son arrêt. L'espoir fait vivre.


Un grand merci, bien sûr, à nos dessinateurs favoris, qui, en plus d'avoir fait preuve de leur indéniable talent d'autobiographes, ne peuvent désormais plus se détacher de leurs affiches – ceci dit en passant, très réalistes. La rédaction entière se joint à moi pour déposer un cierge en l'honneur de vos études, en espérant que le designer a obtenu sa qualification de bachelier. (Qui dit puceau dit intello, non ?). Il paraît que nous avions carte blanche pour nous venger de "ces espèces de connards", mais les chroniqueuses sont des filles sympas (faut pas croire hein), on les a laissé, gentiment, s'excuser un vendredi soir (et on a pissé sur vos boites aux lettres aussi mais bon, ce n'est qu'un détail). J'avoue que les excuses c'était mignon (pourquoi j'ai loupé ça???), mais en même temps, nos deux allumettes frustrées devaient souffrir d'un certain manque ... Leur armée personnelle, rugbymen et muscles (oui muscles, on peut même pas parler d'humains), dont les neurones se sont éparpillées sur de l'herbe douce, pleine de boue, de merde et de connerie, ont tendance à devenir particulièrement chétifs, dès qu'ils ont passé un seuil respectable d'alcoolémie (Hum moi je dis, rendez vous dans dix ans pour voir l'avancée de vos bons gros bidous). Merci à nos dessinateurs : de vraies satires, forts de sarcasmes, de virilité, de force d'esprit et de conviction, BORDEL, de conviction!

Merci à certains surveillants, pour leur perspicacité, leur humour, leur maturité. On se demande encore s'ils ne devraient pas retourner au collège avant de se lancer dans la vie active. Surtout notre chère amie blonde, dont ses aimés collègues n'ont pas voulu lui montrer le portrait que nous avions pu dresser (« pour ne pas la faire pleurer »), en ajoutant, main sur la bouche, le petit coup fatal : « mais moi je sais qu'elle est bien telle que vous l'avez décrite ». Merci merci merci, je vous aime !

Merci encore à tous ceux qui, donc, ont pris peine de venir passer du temps sur ce blog, à nous lire et nous insulter, à traiter notre vie de « merdique » alors qu'ils étaient en train de passer la leur à nous laisser de petits mots doux, merci pour nous avoir dépeint en si peu de temps toute la connerie que vous étiez capable de mettre en ½uvre, de faire sortir de vous comme le halo de Saint Pierre, merci, merci, mille fois merci. Soyez heureux.

Également un grand merci à tous les gens qui ont arrêté de nous parler, suite à l'écriture de ce blog nos comptes MSN se sentent légers...légers, et surtout à ceux qui, plein de courage, sont venus nous annoncer, après nous avoir longuement évitées pendant le mois de mai, qu'en fait ils kiffaient leur race devant nos chroniques.

Nous remercions aussi les petits joueurs
, qui lors de soirée arrosée, profitent de l'alcoolémie des chroniqueuses (oui elles noient leurs chagrins et leur décrépitude dans l'alcool), ainsi que de la pollution auditive, pour glisser furtivement, dissimulé sous la masse grouillante de fêtard : (petite mise en scène)
« POUM BOUM POUM hé ! BOUM j'adore ton BOMPOM blog POM sur bellevue ! » Et nous avons beau faire un effort surhumain pour opérer une rotation corporelle à 360°, Rien ! Le bellevusien, en grand habitué de la nature reste camouflé... son identité préservée ! Lâche !

Bellevusiens! Les chroniqueuses s'urbanisent, et sont toutes promises à un avenir prestigieux, prosternez vous! ah!
Bellevue fait désormais parti du passé pour nous et je sais qu'au fond de toi, sous cet amas de chair qui compose ton être, il y a un petit c½ur, qui souffre de notre départ, sache petit Bellevusien qu'un casting aura lieu afin de recomposer une équipe de chroniqueuses...alors sois heureux Bellevusien!
nous contacter au : 06 58 71 23 49 (ne soyez pas naïf par pitié!)
PS : Ceux qui n'ont pas été remercié dans cet article peuvent avec soulagement se reconnaître parmi le top-500 des bien-aimés de la Chronique.

Le cycle bellevusien est terminé, je suis enfin débarrassée des campagnards que vous êtes, cracheurs de venin sans sornette, clowns sans maquillage (quoique...), hypocrites sans masques. Je devrais déposer des fleurs et des cigares sur le perron du Grand Breton, pour lui exprimer toute ma reconnaissance, étant donné que grâce à lui j'ai tapé un dix neuf coefficient sept, qui a permis à mon génie son entière reconnaissance, aussi je me permets d'afficher mon indéniable supériorité sur le reste de la plèbe. (Ca m'amuse tant).

Le destin s'est démerdé pour organiser mes vacances à Biarritz une semaine avant l'arrivée des poulettes-zum's-bestchiwiesforever, je l'en remercie, et déplore en même temps ce tragique coup de hasard : nous aurions pu jouer ensemble au bitches-volley sur la plage ! (J'aurais fait la bitch, vous auriez pu faire le ballon, allez quoi...) ...
Pas d'inquiétude, petites poules chéries, trois d'entre nous seront dans le coin, prêtes à émerveiller vos vacances, vous lorgnant de leurs yeux avides de perversions en tout genre, à l'affût du moindre plongeon pour renverser vos crèmes glacées sur vos serviettes, mettre du sable dans votre crème solaire, et piquer vos fringues... être fidèles à nous même en un mot !

(On va encore m'accuser de jalousie et tout ce qu'on voudra, mais je suis payée pour ça, alors...)
Je voudrais passer des dédicaces mais j'en ai la flemme, la soirée a été rude, j'écris dans un état où on devrait, si l'on était moralement raisonnable, s'en abstenir, mais ma mère a rangé mon impératif catégorique dans un tiroir à ma naissance, et elle, quand elle range un truc quelque part...
Sur ce, bien à vous, tâchez d'être heureux, et à jamais – je l'espère.


Et surtout pas merci à JBH, on ne te mêle pas au peuple, petit homme. Niamor...épouse-nous !

pix: tout le monde pompe M...assurément!

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 11:22

Modifié le samedi 12 juillet 2008 17:12

La carafe d'eau du self Bellevue

La carafe d'eau du self Bellevue
Il manque quelques options à Bellevue pour faire figure de lycée parfait. Outre toutes celles que l'on peut aisément s'imaginer et que je ne prendrai pas la peine de vous citer, nous allons aujourd'hui nous concentrer tous ensemble sur le fait qu'il n'y a pas de soubrette en dentelle et bas résille pour venir remplir notre carafe d'eau au SELF tous les quarts d'heures.
En effet, quel désarroi pour le bellevusien et ses amis lorsqu'il s'aperçoit que la carafe posée sur sa table est désespérément vide ! (Si carafe il y a, sinon, allez en piquer une à la table voisine). (Pour ceux qui n'ont jamais eu la chance inouïe de posséder un VERRE à la cantine, lâchez l'article).
Face à ce problème récurent, plusieurs solutions s'offrent aux élèves de notre lycée : le levage de plateau : toute la table soulève son plateau avec la hargne d'un combattant sur-le-champ de bataille, le dernier ayant levé son plateau se tapant la corvée, ou tout simplement une personne aimable et généreuse décide de s'attaquer à la tâche pour sa propre survie et celle de son clan. (C'est ça, les débuts de la civilisation, bande de sauvages !)
Qu'importe la façon de se débrouiller pour y aller, le fait est que la posture du remplisseur d'eau est toujours aussi délicate depuis des siècles et des siècles : que faire de son corps lorsque l'on est face à cent dix élèves en train de manger goulûment, sa petite carafe en face de sa tête, le temps que la source coule abondement par-dessus la cruche ? A Bellevue, les occasions d'observer les victimes de la source ne manquent pas. (Oui, car nous, Chroniqueuses bêtes et méchantes, frustrées et commères, nous préférons observer et critiquer les autres sans nous taper la honte, du coup, nous restons tout le repas sans boire, nous étouffant à moitié avec nos frites pas cuites).

- Le mec relax, plein de fashion attitude, qui pose de façon sexy sa carafe sous la source, se retournant à la table derrière lui pour taper la discussion à un pote qu'il aura évidement trouvé à ce moment là. En général, c'est la meilleure façon de ne pas passer pour un con.

-
La fille fringuée en Barbie, qui se tape une pose devant sa carafe, les fesses en arrière, son regard de poupée battant plein cil sur l'eau de la cruche, mystère encore insondable pour elle.

-
Le mec ou la nana super gêné : c'est le cas le plus excellent. Debout comme un piquet face à son eau, il se ronge les ongles comme un névrosé, son regard suppliant devant cette satanée carafe qui se remplit à deux à l'heure, il faut l'avouer ! Il sent des regards moqueurs peser sur lui, sur son postérieur, il rougit, a soudainement envie de faire caca, et en général, quand il repart avec sa carafe, il marche tout doucement, tête baissée, car le pire resterait à venir : se casser la gueule avec la carafe.

- Le mec ou la nana qui tente d'avoir l'air décontracté : « Bon, allez quoi, après tout, il n'y a que deux milles personnes dans mon dos, j'veux dire, c'est quoi par rapport à... par rapport à... Fin bon, tout le monde va chercher l'eau, je vois pas le problème, j'attends qu'elle se remplisse avec un sourire relax, et tout va bien, cool, ça va, pourquoi elle me regarde cette conne, là bas, j'ai un truc sur la gueule, c'est ça ? » C'est celui qui est le plus sensible à l'effet de masse, celui qui n'aime pas vraiment être seul sur scène. En général, il arbore un petit sourire et fait semblant de fredonner une chanson en tapotant sur la machine, mais on voit bien quand il repart qu'il est particulièrement pressé de retourner à table, ses deux fesses contre sa chaise.

- Le petit seconde qui ne sait pas encore comment ça marche : lui, il est génial. Ca marche aussi avec la petite. Ils arrivent à peine à la hauteur du bouton noir, ils en essayent un, lâchent leur doigt : l'eau s'arrête de couler. Ils réessayent. L'eau s'arrête. Merde, ils changent leur carafe de côté, appuient timidement, lâchent le bouton, ah, l'eau continue de couler. Avec un grand sourire ému, le petit seconde contemple fièrement sa carafe se gorger d'eau, mais, trop petit, il ne peut en surveiller le cours. Aussi, l'eau finit toujours par déborder, et le seconde, paniqué, arrête vite le bouton, tente de renverser un peu d'eau de la carafe dans la grille, pour éviter de s'en foutre partout lors du retour, mais il se rend compte que ce n'est pas un évier, et que toute l'eau qu'il rejette de la carafe se barre sur les côtés. Oulala ! Le petit fou s'en fout partout et repart bien vite à sa table raconter à ses amis son aventure, pleine d'éclats de rires et d'animation !

- Le mec qui s'en fout : Un cas courant : on voit un type ou une fille négligée qui s'approche de la machine, qui jette violemment sa cruche à l'intérieur, presse le bouton jusqu'à l'enfoncer dans la chair de plomb de la pauvre bête, et se barre à sa table. En général, ce mec revient une demi-heure plus tard chercher sa carafe, lorsque le self croule à moitié sous le déluge. C'est le genre de type qui se sert de l'eau en plongeant son verre dans la carafe !

- Le voleur. Lui, c'est celui qui tout compris à la société. Il arrive l'air de rien, du genre « Tiens, une machine, je n'en avais jamais vu, à quoi ça peut bien servir ? » et il se saisit de la carafe qui est en train de se remplir à ras bord pour l'emmener tranquillement à sa table. En général, le voleur fait bien son compte : la carafe tapée appartient souvent à une personne de nature faible ou pacifique. (Ou à un autre voleur, etc), du coup, il n'y a pour le moment jamais eu de combat de coq au c½ur du self de Bellevue pour une CARAFE. C'est bien dommage.


Après ceci, vous allez vous sentir observé pendant que vous remplirez votre carafe. Rassurez-vous, vous êtes TOUT LE TEMPS observés, pas seulement lors du remplissage d'eau, alors apprenez à vous décontracter.
Big Brother is watching you.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 13:33

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 12:51

L'option théâtre-danse

L'option théâtre-danse
Un petit morceau auquel on se doit de s'attaquer en chroniqueurs fidèles à leurs lecteurs : l'option théâtre-danse du lycée Bellevue. Certes, nous sommes des littéraires, certes, (j'aime bien ça, certes) nous trouvons que le théâtre est une bonne chose quant à l'ouverture d'esprit de l'être humain (contrairement à ce qu'en disait Rousseau, ce con, ndm) mais pour preuve vous remarquerez que nos plus fidèles lecteurs sont comédiens...
Et nous-mêmes, sommes comédiens, je suis comédienne, tu es comédienne, nous portons tous chaque jour le même masque, emplissant les coins poussiéreux de cette immense scène de théâtre qu'est la vie... (Comment c'est nul !...) Nul ? Non. C'est juste de la création. Et ce mot, nos théâtreux le connaissent bien. Au théâtre de Bellevue, on aime créer. On se retrouve à des heures pas possibles, où, même en hiver, on se tapera le chemin jusqu'au bahut (alors qu'on était content d'être enfin chez soi) à moitié dans la pénombre pour rejoindre le fameux gymnase pas chauffé. Mais ça, ce n'est rien, rien comparé à l'excitation que ressent ce petit groupe uni de comédiens à l'idée de se retrouver : tu ne peux pas comprendre, t'es hors jeu, c'est psychédélique le lien qui nous unit! (Ah ouais, on parie qu'il ne tient pas l'été ?)

L'option théâtre danse, c'est fait pour ceux qui se pensent créateurs et artistes dans l'âme et dans le corps. C'est ceux qui sont pour l'expression sous toutes ses formes, et le travail en commun pour offrir à la fin de l'ère apoplectique (oui, car le théâtre danse, c'est foudroyant !) la plus belle fleur qui soit : Le spectacle !!
Une fois nos bons amis rassemblés pour s'exprimer en petite communauté, leurs yeux avides se lèvent vers leurs gourous. Les masters de l'option TD (que c'est vulgaire) sont au nombre de quatre, si je ne m'abuse.
Chacun sait prendre sa part de responsabilité.
Vous avez le professeur de sport qui vous aide à étirer votre corps pour tenter, je dis bien tenter, de faire une chorégraphie constructive... (Ben non il sert pas à rien...)
Le chorégraphe, encore meilleur de Kamel Ouali, (vous l'attendiez cette vanne de merde...) qui, lui, se charge de vous apprendre à représenter à l'aide de votre corps des mots et des mouvements que, dans la vie de tous les jours, on ne se pense pas en train de faire (à quoi ça nous servirait ?). C'est aussi le type qui fait flipper. Déjà mal à l'aise avec votre corps d'adolescent en crise (c'est petit...), vous vous tenez droit comme un I, ou encore tordu comme un B face à votre chorégraphe à l'esprit ampoulé, qui s'adresse à toute une foule de trente personnes à la seconde personne du singulier. Ses phrases pour le moins insondables se résument en général à : « Tu es fatigué... Tu es lourd... Tu vas tomber... » Et toi, comme un con, tu te balances de face en arrière en essayant de ressentir autre chose que la fatigue qui te prend la tête en ce vendredi soir bien chargé. Tu regardes tes camarades les plus inventifs, et tu te dis "Dingue comme le corps peut être expressif..."
Nous avons également la prof, seule femme de l'équipe gourou, et quelle femme !... Rieuse, fraîche, active, c'est celle qui met tout le monde en route, qui donne cette petite touche d'électricité que seule une présence féminine peut révéler au sein d'une équipe de mâles. Mais c'est également celle à qui vous ne devez jamais, je dis bien jamais dire : « Je ne pourrai pas assister à la prochaine répète. » Oh putain. Si jamais vous avez l'audace de vous planter devant cette petite femme (pourtant si grande, croyez-moi) et de lui balancer ça, sans même prendre la peine de feinter la douleur atroce face à cette prise de conscience (le fait que vous ne soyez pas là, abrutis), vous en subirez les conséquences. Et les conséquences sont à la mesure de la femme en question, soit : terribles.

Oui, car le théâtre danse, c'est un tout, une équipe, une osmose, et même s'ils sont quarante pour jouer un personnage – faute d'effectif -, ne vous imaginez pas qu'ils puissent travailler sans vous.

Pour terminer le portrait, il nous reste le petit Molière. Lui, c'est le mâle le plus impressionnant du groupe masters. Un homme à l'apparence métamorphe (c'est une dédicace aux fans de Pokémon, même si à cette heure je n'en connais qu'un...), dont le corps semble pouvoir se modeler pour entrer dans n'importe quel moule. N'est-ce pas le plus beau compliment physique que l'on puisse faire à un comédien ? Son esprit aussi, parait pour le moins insondable, il est celui qui vient vous voir en pleine répétition et qui se met à jouer votre propre personnage avec un talent et une classe qui vous troue le cul. En clair, c'est le meilleur des acteurs de l'équipe, sa voix grave fait hérisser les poils de vos avant bras, c'est donc le plus chiant (parce qu'il fait toujours tout mieux que nous) mais également celui qui mérite le plus de actor-respect.
Il faut également préciser que l'option théâtre-danse est ANCREE dans la population de Bellevue, et nous est parfois insupportable, mais nous irons tous en c½ur entendre leurs voix stridentes qui iront avec une sincère générosité, agresser des monologues écrits avec le sang même, du dramaturge aimé ...

Malheureusement, le théâtre ce n'est pas que le jeu, et on se désole parfois d'une connaissance restreinte (du moins d'après les phénomènes que nous pouvons observer) en ce qui concerne le génie théâtral. Oui, j'aurais aimé que la puissance du marivaudage m'explose à la face, mais que voulez-vous ?! Je suis perfectionniste, prenez ça pour de la prétention, mais je n'ose pas aborder le thème du théâtre ou de la danse avec eux (arts qui me sont chers), par souci de préserver ma santé. Mourir à mon âge, non merci ! Alors ne me parlez pas de Shakespeare, de Molière le grand, d'Hugo ou autre : je ne supporterai pas cette infâme scarification. C'est petit encore ... Stendhal vous aurait expliqué qu'on ne comprend pas l'art sans Histoire, et inversement. Comment s'approprier un texte, sans savoir ce qui arrachait les tripes de son auteur ?

L'option a le plaisir de se réunir certains samedis pour un super après midi de répétition acharnée.
Alors ça, c'est pour vous faire croire qu'ils bossent. En réalité, le comédien est un libertin. Il ère sans arrêt entre rêve et éclat de rire, il a besoin de travailler en s'amusant. Aussi il est bienvenu d'apporter le plus de bouffe possible le samedi, et de se marrer le plus longtemps possible pendant la pause, sinon, vous n'arriverez à rien, laissez tomber.
Aussi est-il mal vu par la troupe d'être absent à ces réunions sectaires où l'esprit d'équipe se fait presque autant sentir qu'en équipe de sport... Il se trouve même un comédien ayant quitté l'option pour des raisons obscures, pauvre pécheur inconscient des risques de s'attirer les foudres de nos jeunes lycéens – comédiens.

Au bout d'une année d'amour, d'acharnement et de bon temps, l'option théâtre danse est fière de présenter à la foule son petit chef d'½uvre. En effet, l'équipe travaille des heures et des heures, se prépare dans une ambiance de chaleur inhumaine, rien que pour effleurer l'orgasme final, la reconnaissance éternelle, le divin salut : vos applaudissements.
Le spectacle est souvent long, très long, très travaillé, on ne comprend pas vraiment tout, mais on est plutôt absorbé. (Du moins pour les curieux de la vie, dont je suis). Les passages dansés sont toujours sympas à voir, étant donné que certains bougent comme leurs pieds, ça nous fait un petit moment détente. Oui parce que certains oublient que théâtre-danse, c'est théâtre ET danse, et visiblement, les demoiselles de l'option, c'est pas demain la veille qu'on les verra danseuses étoiles, mais c'est pas grave, laissons à ces forcenées leurs pointes, laissons à l'option théâtre ses roues, et autres mouvements acrobatiques. Mais, suis-je bête, je ne comprends rien : le con-tem-porain! Enfin y a des limites ... Néanmoins, je remercie l'option pour des formidables moments de "danse" denudée (oui, l'humain de l'option théâtre n'envisage pas le contemporain sans nu) pour ces messieurs (bah oui les mesdames, il valait mieux éviter ...), pour mieux apercevoir leur véritable nature ... et élire monsieur gros paquet de l'année!

Quasiment tout le lycée est présent. (Sauf pour ceux que le TNT a recalé, il y a deux ans, hahaha). Certains viennent pour la passion du jeu, d'autres pour la poésie, d'autres parce que leurs copains sont sur scène et que ça se fait pas de pas y aller, même si on comprend rien, d'autres parce que ça pourrait animer leur soirée. (Tiens, les Chroniqueurs, si on allait au spectacle, cette année, nous qui ne sortons jamais, histoire de pimenter un tant soit peu notre existence (de merde) ?)

Ca donne souvent plusieurs interprétations...

« C'était géant » : le mec qui a passé les deux heures et demie à gueuler le nom des gens sur scène.
« C'était bien » avec un sourire ému : le mec qui a dormi pendant une heure quarante cinq.
« Vous avez extrêmement bien su exprimer toute la sensibilité présente au c½ur même des lignes de votre texte » : le mec qui va au théâtre toutes les semaines et qui est allé voir Bérénice trois fois. (Qui, en passant, n'était pas transcendant...)
« Franchement c'était bien, vraiment, vous avez fait du bon boulot » : le mec sincère, gentil, mais qui n'a pas compris grand-chose. Sensible au décor, aux costumes, il a les yeux qui brillent, celui-là.
« Je peux avoir un autographe ? » : le mec sympa mais un peu con-fanatique sur les bords, c'est pas le Festival de Cannes non plus.
« Bon, il est où l'pinard ? » : personne à ce jour, mais je vais y remédier.
« Nous sommes fiers de vous, et vous pouvez être fiers de vous également » : les masters.
« J'suis crevé, tu m'amènes en caisse à la soirée, s'il te plait ? » : le comédien Bellevusien de base après la représentation.





Vous allez trouver à dire tout ce que vous voulez, critique ou pas critique (on les attend, on est toujours prêts nous !), mais certaines choses, au-delà de notre méchanceté inouïe et de notre QI tout pourrit, sont certaines.
Le théâtre est une des plus belles inventions humaines. Se transformer soi même, explorer l'étendue de tout ce qu'on peut faire quand on travaille l'imaginaire, quand on cogite un peu, se découvrir, corps et âme, inclure l'autre dans ce que l'on veut faire de soi, jouer un autre soi même en regardant un autre lui-même dans les yeux, rire, faire semblant, jouer avec son âme, recouvrir sa voix d'un masque et parler avec son coeur, moi, ça me fait monter les larmes, tant j'aime le théâtre.
J'aime tous les théâtres, et oui, même celui de Bellevue (vous y croyez?), même si je n'en fais pas partie, et que je préfère ma petite troupe à moi, on ne peut que respecter un travail qui, une fois sur scène, jette sur le côté de la vie les travers et les misères de chacun, le temps de quelques heures, pour créer un monde nouveau (vous y croyez toujours?). Effleurer les rêves des autres, c'est une chose qui me touche. (C'est le cas de le dire). Que les autres travaillent pour me permettre de caresser leur sensibilité, ça m'émeut. (Quel mot moche) (Quelle phrase laide).
Les années théâtre, l'ambiance d'une troupe, le trac, la scène, la lumière, le public, c'est un tout qui me serre le c½ur. On pourra toujours critiquer un acteur, blâmer son jeu, son expression, le fait est que, sous les étoiles et les toits des théâtres, sous les soleils artificiels et les ciels en carton, il est de petits hommes et de petites femmes, minuscules bouts de chair et d'os, dont le c½ur ne bat que quelques heures à peine, si peu de temps pour tout l'univers, si peu de notes à saisir, tant de choses à vous dire...
Prenez soin du théâtre, il en vaut la peine
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 15:07

Modifié le lundi 07 juillet 2008 19:46