Le Crepseuuuux, un appel à l'orgasme.

Le Crepseuuuux, un appel à l’orgasme.
Ah mesdames messieurs nous nous attaquons un gros morceau qu'est celui ci.

Le crepsien, appelé vulgairement crepseux par la populace bellevusienne, c'est ce sportif que tu reconnais de très très loin, d'une part parce qu'il se balade toujours en groupe, et que par ailleurs, gentiment, il te laisse toujours le temps de l'apercevoir de loin.
Le mec du creps a été gâté par la nature : même si on ne peut le comparer à Baudelaire pour sa sensibilité hors norme, on peut certainement le mater, et ça, ça fait toujours plaisir. Ce groupe de mecs est, hum, trop sex comme on dit et ces jeunes hommes le savent, ce sont nos fashions à nous. Certes parfois cumulant les fautes de goûts mais généralement s'en sortent mieux que la moyenne... . Les crepsiens ont tous une sacoche trop in et une tête pleine de gel. Le style c'est important pour eux, en tant que futurs sportifs pro' , ils se doivent de faire attention aux photos que la presse divulguera d'eux quand ils étaient jeunes, et donc d'éviter cette photo de la honte... .

Les crepsienss ont toujours les mains dans les poches pour faire ressortir leur virilité... ils marchent d'un pas lent pour pouvoir mater tout ce qui bouge... le plus grand malheur pour une jeune fille est de se retrouver seule dans un couloir rempli de crepseux sûrs d'eux même... sifflements, commentaires, il ne manque plus que les mains aux fesses pour se croire dans des endroits amoraux.

Ayant l'honneur de connaître une créature féminine de ce groupe étrange, nous avons eu le privilège de parler à quelques uns d'entre eux (Hiiii)... le Crepseux aime être admiré, et qu'on lui voue un culte de personnalité, un peu comme Staline, il aime que l'on se retourne sur son passage, et est flatté de voir qu'on matte ses fesses. En même temps, qui y résiste ?

Toujours V.I.P au Sept... il lève vite le coude pour fêter ses victoires futures... les crepseux aiment bien s'embrasser dès lors qu'ils sont un peu secs.. (Dixit une source sure puisque nous nous ne sortons pas).
Toutes les demoiselles trop IN veulent avoir un crepseux... mais malheureusement il est rare de décrocher cette perle, il faut avoir du matos, et être blonde si possible (vas-y Marion !) .
Les crepseux matent les résultats des matchs sur les ordinateurs du CDI, et se font quasiment toujours avoir par Thérèse, ils quittent alors cet endroit dans le bruit pour ...ben faire chier Thérèse.

Ils aiment d'ailleurs beaucoup cet endroit dont ils occupent la quasi-totalité entre midi et deux, et avouons le, ils y travaillent comme des forcenés, mais ils ne le font pas de bon coeur, car s'ils n'ont pas leur année, ils quittent le CREPS et n'auront plus la fierté d'arborer le survêtement bleu France.

La crepseuse, elle, c'est LA fille qui, contrairement à nos petites sportives de seconde et première, DOIT te rendre jalouse. Pourquoi ? C'est celle qui mesure une tête de plus que toi, dont le corps ne se ratatinera jamais force d'attraction terrestre, c'est celle qui se maquille léger et qui est quand même classe, et bon, toi, tu fermes ta gueule. La Crepseuse, c'est aussi celle qui bosse au CDI, sans faire semblant de lire, pendant que toi, tel le connard, tu chuchotes des « tststs » pour faire hurler la documentaliste...
En clair, la crepseuse est tout sauf hystérique, et on a du mal à la critiquer. C'est la femme courageuse qui a quitté sa ville natale pour s'adonner corps et âme au sport et aux études, et mis à part lui souhaiter toute la réussite possible (parce que selon nous, admiration = respect, voilà pourquoi vous pouvez reconnaître les filles qu'on jalouse, et celles pas), tu veux qu'on en dise quoi, hein ?

Après la demande des jeunes hommes du Creps dans le métro... .

PS.Si vous voulez bien nous fournir une photo... .

# Posté le lundi 19 mai 2008 16:11

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:31

Le procès des Chroniqueuses

Le procès des Chroniqueuses
Les enfants, ce départ si soudain et décidé, puis ce retour plein d'amour d'une de mes collègues m'a fait longuement réfléchir. Après m'être tapée tous les schémas explicatifs de son petit site sans intérêt pour le moins passionnant, j'en ai déduit que la réputation des chroniqueuses tendait à faillir. En effet, où sont passées les anonymes célèbres et admirés ? Lorsque personne ne savait qui nous étions (et encore, ils ne connaissent à cette heure pas tout le monde, hin hin hin), nous ne subissions pas du tout les mêmes injures. On dirait que savoir que les Chroniqueuses sont des filles permet déjà les insultes faciles, comme si un mec n'avait pas pu décrire les petits copains des joueuses de suppositoire. Bref, j'ai donc décidé d'aller perdre mon temps parmi vos commentaires – qui nous sont si chers ! – et me faire un petit debriefing-classement-palme d'or. (C'est Cannes qui m'émoustille).
Voyez un peu le tableau :


Jusqu'a ce que j'apprenne qu'au final elle n'est qu'une fille "facile"
Frustrées jalouses.
Répliques "les plus fatchs"
Parfaites littéraires exceptionnelles ayant la science infuse
Ridicule avec votre prétention à dominer les esprits...
Trois filles croient qu'elles représentent les L
Humour pourri
Se croient vraiment supérieurs aux autres
Un putain de "complexe de superiorité"
La connerie son cerveau surement
Allez sucer des bites !!!
Ca vous retombera dessus...
C'est ridicule
A chier!
Allé sucer des bites
Raté leur vie
Enfermé dans leur rébellion institutionnalisé
Des grands malade
Un égo disproportionné
Des idiots comme les autres qui ont le malheur de croire qu'ils ne le sont pas.
Les littéraires sont mortes et enterrées.
Modifier ton visage
Pathétique
Complexe d'infériorité
De la peine pour vous
Filles complexées qui balancent pour oublier sa pauvre face
Enormement de jalousie
Jalouse de certaine filles
Une telle prétention
SADO MASO
Tout le monde vous tombe dessu
Faire parler de vous
Les enfoncer dans la boue en leur appuyant sur le crane pour que leurs chaussures s'enfoncent bien porfondément dans le sol et quelles ne puissent plus sortir et que les gens puissent les regarder en riant sans quelles puissent se cacher derriere un quelconque anonimat.
Vous petter la gueule...
Vous traiter de tous les noms...
Sado maso!
Cochones!
Complètement connes...
VOus avez les nerfffs...
Filles frustrées
vOtre jalOusie
Tellement ridicule
Une énOrme frustratiOn
RefOulées, aigries
Font pitié
Des sacrés peta****
Banal
Un sentiment de jalousie
Se prennent pour des artistes diaboliques à la plume assassine
Pigeons
Une vie de merde
Conneries
Arreter de sucer des bites
Pauvres filles
Vous ete minable
A votre place jme mefiré

RAJOUT DE TOUTE DERNIERE MINUTE

abruties par vos textes creux , inutiles, ecervelées et dénuées de tout bon sens .
RIDICULES



Aie, aie aie ! Comme on dit : rira bien qui rira le dernier ! Après tous ces articles si méchants et si piquants, les Chroniqueuses en prennent plein la tête ! Et bien moi je dis : « Bien fait ! » Quand on attaque le peuple, le peuple contre attaque ! Alors, tous ensembles, et nous en premier, organisons notre Procès des Chroniqueuses. Vilaines, vilaines, vilaines. Avec mes petites mains de couturière de bas étages, (très bas, les étages), je vais donc empoigner les petites pelotes de laine que vous nous avez si gentiment jeté à la figure, et vous broder à la bien un napperon noir de haine, de préjugés, de clichés, un article encore plus méchant que ceux des scientifiques ou des rugbygirls. Ouais, et ça ne touchera même pas ceux qui ne nous connaissent pas, ça passera au dessus de ceux qui nous ignorent superbement, ça fera plaisir à ceux qui ne nous aiment pas, et ça fera (j'espère) jouir ceux qui nous haïssent et nous méprisent profondément.

Allons y.


La Chroniqueuse est tout d'abord une fille. La chroniqueuse est un peu beauf : elle trouve son humour tout à fait innovateur et son cul, bandant à souhait. La chroniqueuse ne doute pas d'elle-même à un seul instant, et traverse les allées centrales, tête haute, ½il méprisant, telle une lionne face à sa proie. Pourtant la chroniqueuse est plutôt moche.
Elle a une fâcheuse tendance à la platitude, ou à l'embonpoint ; corps tellement odieux, qu'elle ne peut trouver de tissu pour se couvrir ailleurs que dans des friperies. La tronche écarlate de la chroniqueuse n'est pas gâtée par la nature, l'acné adolescente lui ravage la peau – Biactol n'y fait rien – elle est obligée de se faire pousser une frange pour en cacher une partie.
La Chroniqueuse n'a pas de mec parce que son visage est déformé, d'une part, à cause des ondes électromagnétiques (la chroniqueuse n'a pas de vie, c'est fou comme vous avez raison..) de son petit ordinateur (tout est petit chez la chroniqueuse), sur lequel elle passe sa vie, et de par la quantité de semence masculine dont elle s'asperge le menton, et l'intérieur de la gorge, au point d'en tomber enceinte. (La chroniqueuse avale tout entier, of course)
[ JE REFUSE DE SUPPRIMER CETTE PHRASE, VOUS N'AVEZ QU'A FERMER LES YEUX ]
Malheureusement, son complexe physique est rattrapé par son ego surdimensionné. À défaut d'être bonne, la Chroniqueuse se pense super intelligente. Parce qu'elle est en littéraire, elle se prend un peu pour Arthur Rimbaud, vous voyez ? Surtout quand elle fait sport. Elle ne dit pas tout haut que si Arthur voyait comment elle gâche ses poèmes, il annihilerait ses organes, du trou du cul jusqu'au crâne. Elle pense qu'elle peut écrire à la Stendhal, que sa plume est assassine et qu'elle troue tout le monde par ses mots sortis d'on ne sait où.

En fait, la Chroniqueuse a la haine. Elle écoute NTM à fond, et jure de brûler toute personne entravant sa jouissance. Uhu, remarquez cette maîtrise de l'intertextualité : oui, la chroniqueuse se croit très subtile en usant de mots avec plein de syllabes et s'extasie carrément devant sa petite réputation de littéraire qui maîtrise mieux que personne la langue française. Il faut noter, que la chroniqueuse arrive à s'en sortir avec WORD, et se permet de critiquer tous ceux qui font des font des fautes d'orthographe ou qui écrivent en texto.

Sa haine, elle la déverse sur de pauvres innocentes : Poulettes, parce qu'elles pratiquent plus que la fellation, ELLES, les options théâtre, parce qu'ils croient connaître Molière mieux qu'elle (votre tour viendra aha !), les besttt chiwi, parce que la chroniqueuse les trouve souvent ridicules et pourtant, celles-ci sont toujours entourées, alors que la chroniqueuse est seule... avec sa petite haine.
Alors, avec sa super plume, super Chroniqueuse passe ses soirées de no-life sans amis ni copain à concocter des articles super méchants sur celles qu'elle jalouse.

Oui, car les Chroniqueuses ont vraiment une vie de merde. Le soir, personne ne les appelle pour sortir, personne ne vient les draguer gentiment, personne ne les complimente ! Et pendant que les jeunes filles épanouies dansent jusqu'au bout de la night, les Chroniqueuses, sorcières enfermées dans leur cave sombre et malodorante, déchaînent leur fureur sur les innocentes princesses. Pour les Chroniqueuses, la vie est super simple (la vie du narcissique est toujours belle) : je suis la reine, le démon, la déesse, les autres, en dessous, sont tous des merdes, je sais tout ils ne savent rien, je brille, ils s'éteignent.
Force de complexe qui mute en supériorité, la fille n'a que ça à foutre que de se penser au-dessus de tout le monde et de le faire savoir, tout en prenant le risque de se faire insulter, déshabiller, violer ! Car la Chroniqueuse passe tellement inaperçue qu'elle est prête à tout pour faire parler d'elle, même à se faire jeter des pierres ! Ceci s'appelle du masochisme. La Chroniqueuse aime se faire lapider. Merci, d'ailleurs, d'offrir un semblant de vie à chacune de nous : encore, encore, encore !!


Merci de votre attention.

A quoi les condamner ? Bûcher ? Lapidation ? Certains penchent pour le massage de face, d'autres pour la crise cardiaque (à force de menaces, elles vont bien finir par craquer, merde !). En tous les cas, les Chroniqueuses servent un peu de punching ball aux abrutis : on les fait rire par notre stupidité, pleurer par notre maladie à crever, bref, on vous fait chier, vomir, et nous, ça nous fait rire, et encore, encore, et tout au fond de la terre, nos yeux écrasés sous vos chaussures, vous entendrez encore et toujours notre rire de vieilles filles suceuses et frustrées résonner dans vos oreilles, vous déchirer la tête. Oui parce que la chroniqueuse, comme elle vous l'a montré, connaît ses défauts, et s'aime d'autant plus.

A bientôt.





Ci-dessus, les photos des Chroniqueuses les plus visées par les attaques-commentaires.
Oser vous en prendre à des enfants...!




# Posté le vendredi 16 mai 2008 17:17

Modifié le lundi 07 juillet 2008 19:46

UNE SEULE SOLUTION : LA MA-NI-FES-TA-TION !

UNE SEULE SOLUTION : LA MA-NI-FES-TA-TION !
Jeudi 15 mai, la révolution à Bellevue.

Bellevue est un lycée plein de convictions politiques, ça tombe sous le sens, ils portaient déjà presque tous des keffiehs avant que Balenciaga lance la mode (oui cette phrase vous prouve que M. est de retour!), voilà pourquoi, en ce beau matin ensoleillé de mai (Bellevue a beaucoup moins de convictions dans la froideur de décembre!), mon lycée préféré était bloqué!

Bloqué...? Vraiment Bloqué?

Devant l'entrée principale, six partisans de la révolution, amassés sur des tables de pique-nique à l'envers, bloquent férocement l'entrée : "Euh non, je suis désolé, tu ne peux pas entrer, vraiment désolé"... Si je puis me permettre, jeunes bloqueurs virez de vos petites frimousses, votre air de petit animal apitoyé, vous n'en serez que plus crédibles !

Il faut remarquer plusieurs styles dans le groupe de prophètes manifestants.

Le leader : Celui-ci doit être fortement chevelu, fortement écharpé, fortement entendu. Le nôtre, tignassé à souhait, casquette jaune greffée sur la tête et une écharpe bleue EDF autour du coup, (au passage, j'aime le raffinement et le bon goût jeune homme, ta faute magistrale vestimentaire, a malheureusement nuit à mon début d'anarchisme), beugle des sons inaudibles dans un mégaphone, ça doit ressembler à "Ouh la société c'est nuuul! OUh il faut manifester!!!"...
Ensuite il y a le groupe de mioches de secondes, de préférence décoiffés, petits (du moins plus petits que les poubelles bloqueuses), avec une voix nasillarde, qui croit vraiment en l'avenir de la révolution, d'ailleurs si on leur fait remarquer que leur blocus, anti-démocratique, est insensé et qu'on ferait mieux de se barrer, celui-ci répond (toujours la voix mutante !) : « Maiiis tu dois faiiire entendre ta voix » (pas la tienne s'il te plait, les chèvres je les aime de loin !). Oui la caractéristique du seconde en même temps, c'est qu'il passe pas le bac dans un mois (BON ANNIVERSAIRE !). Nous pouvons également remarquer des petites s½urs d'anciens révoltés bellevusiens, ça nous fait tout chaud au c½ur ...
ET notre petite crème : La manifestante hystérique, engagée mais jusqu'au sang. On la remarque de loin, d'une part, grâce à l'addition inimaginable de couleurs flamboyantes et par ailleurs, de par un débit hallucinant de paroles, à forte probabilité de non-intérêt. Celle-là, nous évitons de l'approcher tout contact trop proche étant potentiellement une contamination, et nous traduisons ces paroles à ceux qui n'osent pas non plus s'écouter : « OUI au port du string obligatoire ! ». merci merci !
De quoi discréditer tout ralliement à la cause manifestante ! Ouuh que je suis superficielle, le discours est probablement profond ... si encore il existait ! Ainsi, M et moi-même (article composé à quatre mains c'est trop la classe), passons, comment dit-on déjà ? Ah oui, nous passons, sans résistance opposée !

Les terminales littéraires ne sont pas des gens irrévérencieux, certaines participent à la manifestation ... Juste pour le métro gratuit ! d'autres fêtent indignement le mois avant le bac...

# Posté le jeudi 15 mai 2008 17:53

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:31

Les rétroprojecteurs

Les rétroprojecteurs
Chers enfants de l'éducation nationale entassés dans le plus grand lycée d'Europe, (en voilà de l'entrée en matière...) j'ai une musique très triste aux oreilles, aussi, ému, ma sensibilité émoustillée, j'ai décidé de m'atteler à un sujet tout aussi important que celui des toilettes de Bellevue, tout aussi émouvant, tout aussi touchant et poétique, qui, j'en suis sur, va vous passionner, vous faire rêver, éveiller le moindre de vos sens.
Aujourd'hui, les rétroprojecteurs du lycée Bellevue.
(On m'a souvent dit de fermer ma gueule, mais je n'ai jamais senti assez de sincérité dans les propos des uns et des autres pour obéir, aussi lisez-moi ça ou cassez-vous de là).

Les professeurs le savent, c'est une angoisse récurrente en chaque commencement de trimestre, va-t-il rester un rétroprojecteur de disponible pour moi cette année ? En effet, le rétro est l'élément principal du professeur qui désire animer son cours de schémas explicatifs. C'est une véritable excitation pour le prof de photocopier ses petites cartes sur papier brillant transparent, l'idée de tripoter l'écran de verre le réjouissant deux jours à l'avance. Et ouais, le rétroprojecteur est le centre de toute activité au sein du lycée, mais plus encore, il est le centre, le c½ur, que dis-je, le c½ur, l'univers entier des professeurs d'histoire géographie. Heureusement que le rétroprojecteur ne pense pas (donc n'est pas ?), car sinon, très vite conscient de son importance vitale, il se mettrait tout de suite au Prozac®. Car, voyez, quiconque d'un tant soit peu avisé qui pénètre dans la salle des professeurs possède la subtilité de noter ces regards faussement concentrés des enseignants d'hist-géo penchés sur leurs copies à corriger, l'½il droit partant légèrement en live vers leurs collègues –qui font de même de leur côté, c'est entendu-, au cas où l'un d'entre eux oserait prononcer ces phrases maudites : « Je vais avoir besoin du rétro pour l'heure qui arrive, en I23 ». Hélas, malheur à l'autre professeur en I21, qui, tout excité, sa carte de l'Europe Rhénane dans la sacoche, s'agrippera à son projecteur comme un bouledogue à son caniche ! Tout ça parce que l'éducation nationale, qui désirait préserver la suppression des postes et la démission des professeurs en France, n'a pas fourni assez de projos, (pour attiser la haine, pardi !) et, je vous le dis tout de suite, ne compte pas en fournir d'autres. Aussi, la plupart des professeurs préfèrent opter pour la bonne vieille feinte de la demande surprise sur le tableau. Je m'explique.

Pour les chanceux ou les habitués des devoirs non rendus, vous avez déjà dû vous retrouver dans la salle des professeurs de I. Là bas, tout est joli, tout est soft, sucre et café, on peut se faire un apéro léger en pleine dissertation sur le modèle soviétique, tel Churchill le Grand, sauf qu'on oublie de remarquer le Tableau haineux. Sur ce tableau blanc fixé au mur à gauche après la porte d'entrée, on peut lire la Liste Rouge redoutée. Voici celle de la semaine dernière, qui fait peur à lire, mais ne tremblez pas.
« Je réserve le rétroprojecteur mardi de huit heures à dix heures, merci, ***** »
« Projo pour la classe de M. ***** mercredi de dix à douze heures. »
« Merci de libérer le rétroprojecteur cet après midi de quatorze à dix huit heures ! ***** »
Mais le plus ignoble dans tout ça, c'est que le professeur qui se rend compte –en plein milieu de son cours- qu'il n'a PAS de rétro, ne va pas lui-même se le chercher au fond du couloir, non, plus vicieux, plus sournois, plus subtil, le professeur (sadique dans l'âme) envoie à sa place un ELEVE. Cet élève, c'est toi.

Face à la perspective d'aller se bouger le cul pour chercher un instrument qui vous semble pour le moins inutile, chacun possède sa propre façon d'agir. Tout dépend également du professeur que vous avez en face de vous.
Si vous êtes en face de la prof d'histoire stone qui ne sait pas vraiment ce qu'elle fait là, qui, debout au milieu du néant, se demande si ça ne serait pas fun d'amener un rétroprojecteur, pour l'ambiance, il est clair que chercher le projo devient un plaisir pour n'importe quel élève. C'est également avec cette prof qu'on peut partir à cinq chercher UN projecteur. C'est dans ces moments là que vous, vous arrivez en retard d'un quart d'heure, et que vous tombez face à cinq énergumènes courant dans le couloir, leurs dix mains accrochées aux rétro qui roule tant qu'il peut, tant qu'il survit... Car aller chercher le projo dans ces moments là, c'est tout bénef. On en profite pour retirer le papier d'appel sur la porte, où les noms de vos camarades sont durement gravés, pour se faire une petite pause aux toilettes (non, ne me parlez plus de ces toilettes !!), et revenir une demi-heuree plus tard sans rétro, la prof assise à son bureau en train de feuilleter son manuel de géographie, qui vous regarde d'un air... chaotique, « vous ne l'avez pas trouvé ? Il n'y en avait pas ? Bon c'est pas grave alors ».

Si vous êtes face au professeur d'histoire géo calme, puissant, déessique, celui qui s'habille en costard et qui mesure un mètre quatre vingt cinq, vous faites preuve de respect. Vous levez une main, vous proposant galamment d'être le quêteur du saint Graal, et partez rapidement pour une recherche active et efficace, afin de pouvoir poursuivre ce cours si intéressant proposé par un mec si classe et si savant. (On y croit ?) C'est ainsi que l'on trouve parfois un grand dadais ou une binoclarde cramponnée à un rétroprojecteur plus gros qu'elle/ lui dans les couloirs de Bellevue, l'air tellement serein et concentré que vous n'osez même pas lui dire qu'elle / il se prend les pieds dans le câble orange reliant prise et rétroprojecteur.
Je ne sais pas si c'est le cas à Bellevue, mais le cas du lèche-cul du projo peut également marcher face à un professeur féminin possédant classe et charme fatal.

Le cas le plus terrible et le plus drôle pour vous, c'est lorsque c'est le petit monsieur qu'il ne faut pas contrarier qui exige sur-le-champ un matériel convenable pour argumenter son cours, où déjà, personne ne respire depuis une demi-heure, car le moindre soupir réveille les tendances psychopathes du bonhomme. La sueur au front, la bave aux coins des lèvres, vous n'osez bouger lorsque le professeur –pourtant si frêle !- vous passe au rayon X, mais au fond de vous, vous espérez être désigné pour la tâche, pressé d'aller reprendre respiration au dehors, ne serait-ce qu'une seule seconde. Quand enfin le doigt tremblant du tirant pointe votre nez gluant, vous vous levez, tremblant tel un petit Tibétain devant un grand Chinois (allez, casons les expressions de nos lecteurs), et vous vous saisissez de la poignée avec un sourire nerveux, sentant peser dans votre dos les regards haineux et envieux de vos camarades prisonniers.
A ce moment là, plusieurs solutions s'offrent à vous, et nous avons deux hypothèses.
La « normale » : celle du lycéen abattu contre la vitre du second étage, le regard sombre perdu dans les méandres du morne paysage, le front encore trempé, auquel on ne demande même pas ce qui ne va pas, car on devine de suite qu'il est un prisonnier du goulag échappé pour une durée indéterminée, et que mieux vaut le laisser s'adonner aux doux plaisirs de l'existence libre que de le tourmenter.

La « pas normale », c'est celle du mec qui pète un plomb, légèrement suicidaire, avec un humour qui défie l'humanité. Sachant très bien qu'il se trouve en mission pour le petit historien frustré et médisant, c'est le mec qui sort en sautillant comme un chiot tout fou, qui se jette dehors en respirant à pleins poumons, et qui empoigne le rétroprojecteur sacré comme un inconscient de sa préciosité. Aussi, si vous tombez au bon moment, à la bonne heure, vous aurez peut être la chance incroyable d'assister à ceci : un jeune ES aux jolies boucles brunes en train de balancer le rétroprojecteur adoré au travers de la salle de cours, de la porte à la fenêtre, la bête lumineuse passant à plus de cinquante à l'heure sous les yeux clairs ahuris du nain tyrannique.
Nous vous laissons vous ronger les ongles en songeant à la sentence de ce pauvre Bellevusien, mais nous vous rassurons, nos sources secrètes employées à bon escient au sein du lycée nous assurent qu'à l'heure d'aujourd'hui, le lycéen cité est toujours en vie.


En clair, ne sous estimez pas la puissance d'un objet au sein d'une communauté, la religion est l'opium du peuple !! Jouissez sans entrave.

# Posté le samedi 10 mai 2008 08:45

Modifié le lundi 07 juillet 2008 19:54

A notre gloire.

A notre gloire.
On a promis un prochain article qui serait palpitant. Hé bien non ! Vous avez aimé chronique-bellevue ? C'est terminé, je veux être chiante à en crever.
Je précise mon projet, telle une Rousseau en mal d'être, après avoir reçu moult insultes et regards meurtriers. En même temps, comme le précise notre amie trizosette, ma vie est merdique, alors, je vais étaler ma merde de vie sur cette merde de blog, après avoir répandu la vôtre (cf. article toilettes). Et s'il est vrai qu'on déteste la merde des autres, la notre nous paraît toujours un peu moins dégueulasse. Vous savez, la technique du lion qui fait pipi un peu partout dans la savane. Hé bien moi je revendique mon identité chroniqueuse, oui je veux que mon caca de vie soit exhibé sans honte.

Non je ne suis pas aigrie, j'admets que pour alimenter ce blog, il nous faut une certaine dose de fierté et une aptitude totale à la no life attitude. Et surtout ne pas craindre l'assèchement à cause des ondes électromagnétiques qui interfèrent avec la régénération de l'épiderme (Oui je lis Elle ^^). Message préventif : cette article risque fortement d'être inintéressant au possible et de partir dans des digressions foireuses, aussi ne pensez pas qu'il s'agit d'un article réponse où je rends mes comptes. Je suis juste une terroriste.

Alors ma chronique aujourd'hui concerne une journée bellevusienne. Je vous entends d'ici : "aucune originalité, on s'en bats les couilles, rentre chez toi, tu comprends rien à la vie, va sucer des bites (si ça tente ton mec ... ?^^) quand on est pas politiquement baisable, on ferme sa gueule" etc. Hé bien hé bien, il est vrai qu'il n'est pas du tout original de raconter une journée à Bellevue, chose que vous faites tous sur sites divers et variés, et qui m'emmerde toujours profondément, et qu'on s'en fout de mes journées. Bon, comme je suis une fille très superficielle, imbue de moi-même et trop fatch (uhuhu), je me PERMETS en plus d'être PRETENTIEUSE, et d'oser affirmer que je fais partie de votre plus grand sujet de conversation depuis trois semaines et qu'en CONSEQUENCE, je m'offre le luxe : 1- de péter plus haut que mon cul ; 2 – de raconter ma vie, puisque de toute façon vous en parlez tout le temps. (Non, je rêve ? Bonbonbon ...tant pis jme suis déjà lancée !).

Avant tout il faut savoir que je suis un médiocre stéréotype de littéraire, et que je mets un point d'honneur à non seulement, arriver en retard tous les matins, mais également faire en sorte que ça ne soit jamais de ma faute : principe de passivité numéro 1, le bus m'a manqué, mon réveil n'a pas sonné, le métro était en panne, MAIS SURTOUT PAS d'excuses commençant par JE.

Le littéraire, enfin en place en salle, subit donc des cours tels que l'anglais spécialité, consistant à écouter une prof (non elle ne sera pas citée !) débiter toutes sortes de choses, allant du vieux préjugé sur les clochards jusqu'au combat féroce contre l'inhumanité dans le monde. Ceci parsemé de réflexions du genre : « Je me suis cassé une jambe, comprenez que mes problèmes sont plus importants que ceux des autres ». Je TIENS à lui dire MERCI !
Le littéraire s'est épris de la sagesse, représenté en la personne de Tamère, énergumène, douteux de prime abord, mais particulièrement efficace dans le retournage de tripes. Si vos opinions politiques vous amènent à un peu d'humanité, ce prof, qui est pourtant l'un des seuls aptes à enseigner la philosophie dans ce lycée, va devoir quitter Bellevue l'année prochaine ... parce que c'est le plus jeune !

La journée d'un littéraire est souvent aérée. Nos emplois du temps n'excèdent jamais quatre heure de l'après midi, à part pour les russes, les téméraires. En conséquence, nous passons de longs moments à arpenter Bellevue, surtout en ce moment, déceler les moindres comportements, choisir une cible à détruire sur nos chères chroniques le soir même, chose que nous ne faisons jamais, par souci de survie ... Ce qui me choque dans ces journées printanières, c'est l'éclosion du bouffage de langue, consommé sans modération – n'oubliez pas en cours de route que je suis [LA FIN DE CETTE PHRASE VIENT D'ETRE SUPPRIMEE PAR MOI POUR DES RAISONS DE BIENSEANCE PAR RAPPORT A L'ADMINISTRATION, QUI COMMENCE A VENIR FOURRER SON NEZ DANS CE QUI NE LA REGARDE PAS] . Non, disons que j'aime la mesure.

Les récréations sont des moments de souffrance, mais moins pour ce spectacle parfois délicat, que pour les regards braqués sur nous, les discrets « C'est elle, c'est elle !!! » et les «bravo la chroniqueuse, bravo » ! Mon acolyte blonde, dans sa remarquable retenue n'a pas osé la référence, en conséquence je vous l'offre maintenant. Bellevue, je t'aime parfois^^.
SAUF, quand il s'agit de passer devant JK, toujours infecté par les mêmes tronches, des grands chevelus et des petites hystériques. Traverser cette foule, c'est un peu comme Bellevue quand il pleut : ça relève de l'aventure, on se sent encore, tel un Bob Morane, une Jeanne d'Arc des temps modernes. On n'en ressort pas grandi, mais empli de fierté d'avoir su survivre à cette épreuve, et avec en prime, un sérieux mal de crâne.
Vous pouvez également remarquer différentes nouveautés à Bellevue : l'absence totale de Gaillard en ce moment, on dit qu'il aurait démissionné. Une minute de silence je vous prie ...
...
...
...


Reprise. Mais également, l'obstination totale à nous enfermer tels des animaux dans un parc zoologique. Oui, vous avez tous vus, ces barrières en bois, qui nous incitent à faire des chemins plus longs, à ne pas bousiller le gazon, mais qui nous enferment également dans notre pathologie d'adolescents primitifs. Ou si vous préférez, nous incitent au parcours sportif dans les bois. Ouais, c'est mieux comme idée.
Enfin, retour métro, bus, que je prends avec joie avec notre ami le schtroumf, renommé Gargamel depuis peu (Par solidarité j'ai regardé les schtroumfs mercredi matin, où, joie immense, Gargamel se travestit.), pour retrouver mon ordinateur à moi, lire vos commentaires (parce que je sais que vous lisez notre blog depuis le CDI, et on a même le droit aux réactions en direct : les cris hystériques d'une poulette, c'était merveilleux), écrire de nouveaux articles depuis mon word tout neuf, qui est devenu mon meilleur ami depuis peu (il m'apprend même que chiant c'est grossier et que moult est un mot obsolète, à connotation un peu précieuse, il est trop gentil.)
Pour terminer, je dirais que mes journées en compagnie de hyènes et chacals sont particulièrement agréables, surtout face aux outrages volaillers, bouches pincées, un bâton planté du cul jusqu'aux amygdales ... Si Jean Bomb Heur veut établir un rendez-vous avec les chroniqueuses, ou se manifester, dans le cadre de l'anonymat ... Il remplirait de joie une de nos chroniqueuses.
Sachez que l'un de vos prochains critiqueurs pourrait être un petit jeune homme d'un mètre 92, fort agréable ...


# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:18

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:32