Pour ces dames du LP :


J'aimerais adresser un message à la fille du LP « gueularde » qui me demande, sur mon blog, d'arrêter de balancer sur le LP. Quand même je tiens à la vie, alors depuis le début, j'épargne les filles du LP (j'ai juste dit que leurs chiottes étaient propres hein) et m'attaque plutôt aux poulettes, alors s'il vous plait, ne déformez pas mes propos ! Mais si vous voulez qu'on parle de vous, y'a qu'à demander! Avec une assurance de rester en vie derrière!






EDIT de la rédac' :

Ouh ouh ouh !
Yeah bring me champagne when I'm thirsty.
Bring me reefer when I want to get high.
Yeah bring me champagne when I'm thirsty.
Bring me reefer when I want to get high.
Well you know when I'm lonely.
Ca y est, c'est la tempête, c'est le délire, Chronique-Bellevue se fit pirater le 09/05/08, après les cours de ce vendredi moche et ennuyeux dans notre lycée préféré. Nous avons bien envoyé quelques soldats, mais nous ne sommes pas des supers-geeks-qui-déchirent-tout, nous, simples et pauvres chroniqueuses. Je n'ai qu'une chose à dire : mais bordel de dieu, faites vous donc un petit blog aussi, à vous, sur les Chroniqueuses, par exemple, sources de tant de plaisir, au lieu de pirater notre bébé pour y poster vos articles de merde ! ! (Quoi que le votre n'était pas vraiment mal, il est vrai, alors ne soyez pas timides, postez nous votre candidature à la rédaction, mes chéris !). C'est vrai quoi, dans la société telle qu'elle est décrite par Jacky (Rousseau, cela va de soit), on ne vole pas le bien des autres pour s'en servir ensuite à des fins personnellement jouissantes.
Obligée de faire la morale à de grands enfants. Non mais on nage en plein délire.
Pour ces dames du LP :

# Posté le jeudi 08 mai 2008 17:18

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:32

Les toilettes de Bellevue

Les toilettes de Bellevue

Oh ouiiii enfin un article sérieux et sans méchanceté... oui oui ami Bellevusien cet article concerne l'endroit maudit et redouté qu'il t'arrive de fréquenter dans la journée... les toilettes de Bellevue ! Cet endroit est à éviter, car il pue, il est sale, dégoulinant, mais, hélas, on est parfois prit d'envies pressantes incontrôlable, et on peut dire que pour les filles, ça urge souvent une fois par mois... Donc, entre deux cours, ou même pendant le cours, tu te précipites vers ce lieu, qu'il te semble, pauvre inconscient, n'avoir pas vu depuis un bout de temps, et dont ta mémoire sélective a quelque peu effacé le terrible souvenir. Tu te fraies un chemin douloureux parmi la foule, jouant des mains et des épaules, des ongles et des orteils, ta vessie prête à exploser, pour enfin apercevoir la porte sacrée, que tu pousses comme un dingue avec un sourire heureux. Mais, le hic, c'est qu'une fois entré dans le lieu dit, ton sourire comblé s'efface au rythme où tes narines se dilatent et ta pupille se rétracte. C'est une odeur violente qui t'enfume le cerveau, te fait friser les poils du nez, cette odeur, c'est les tréfonds pouilleux et pustuleux des derrières des Bellevusiens au complet. (C'est immonde, c'est répugnant, oser insulter ainsi nos nobles derrières d'étudiants et candidats aux écoles préparatoires ! Et oui, vous puez du cul).

Tu suffoques, tu te rattrapes au mur, ton regard choqué, interdit, fixé contre le sol en carrelage – ce que jamais tu n'aurais du faire – car à ce moment là, tu repères les légers filets gluants d'apparence fluide à tes pieds, s'accrochant sournoisement aux semelles de tes petites chaussures, qui vont elles-mêmes pénétrer dans ta baraque ce soir. Excédé, tu redresses la tête, tel Rocky, tu retiens ta respiration et, pas sourd aux gémissements de ta vessie, tu te risques à pousser une des portes (quand porte il y a, car rien n'est sûr), et à pénétrer dans ce qu'on appelle la « cabine ». Tu hésites, ton esprit se trouble, une question vient brûler tes lèvres : « Est-ce que je regarde dans les toilettes, est-ce que je ne regarde pas... » Allez, c'est une question de sûreté. Tu avances une tête de moineau au dessus du gouffre et... [ Recette de la fondue savoyarde : Mettre dans le poêlon le fromage râpé avec le vin blanc et un peu d'ail écrasé ou coupé très fin. Faire fondre doucement le fromage dans le vin blanc. Remuer doucement sans cesse. C'est assez compact au début puis peu à peu se forme un mélange de solide et liquide et en fin de cuisson, tout est homogène. Lorsque le mélange est homogène mettre une demi-cuillère à café de fécule (Maïzena) dans un fond de verre de kirsch. Laisser encore cuire 3 minutes et servir sur le feu allumé au préalable. Ajouter selon votre goût poivre et noix muscade. Pour finir... A boire avec un vin blanc de Savoie : Apremont ou Crepy (un peu pétillant). Faire suivre par une salade verte. Recette proposée par Corinne Delaporte]. Ecoeuré, au bord de la gerbe, tu te jettes or de la cabine pour aller respirer à la petite fenêtre (celle qui ressemble à une cage) et reprendre ton calme, ton self-control. Au bout de dix minutes (ou du moins quand ton esprit remit te murmure un « t'as peut être pas que ça à foutre... » tout dépend de votre vitesse de réaction), tu lorgnes la seconde cabine avec un espoir enfantin. D'une main légèrement tremblante, comme lors du premier rendez-vous, tu pousses la porte, tu t'avances timidement vers le trône, risque un coup d'½il hésitant dans l'abîme et... miracle ! L'eau est nette, transparente comme de l'eau de roche, on en boirait ! (...) Ravi, apaisé, bref, HEUREUX, tu t'adonnes glorieusement aux joies du vidage instantané – pauvre fou !
Tu ne sais comment tirer la chasse, mais après ce que tu viens de vivre, plus rien ne te semble insurmontable. Quatre solutions : pour les amoureux de la vie, on appuie avec un index ravi, pour les plus souples gaillards, on lève le pied et on tire la chasse d'eau du bout de la pompe, pour les préventifs hygiéniques, on presse avec un mouchoir sur l'index, et enfin, pour les célèbres crados égoïstes, porcs et j'en passe de Bellevue, on s'en branle et on se barre la braguette ouverte, sa pisse ou / et sa crotte trônant dans l'eau vaseuse, fier comme un poulpe d'avoir pu marquer son territoire.


Mais j'oublie ici un détail important. Il est certaines jeunes femmes qui désirent se servir d'un récipient conteneur nommé : poubelle. Or, la poubelle des cabines de toilettes bellevusiennes est ce qu'il faut éviter à tout prix. Car la poubelle, c'est ce dans quoi on trouve une anatomie tout entièrement décomposée. Elle n'est vidée qu'une fois par mois, et elle dégage une odeur putride de sang séché. Dans cette poubelle, on trouve des tampons usagés, des serviettes même pas roulées (pourquoi s'emmerder hein ?), des mouchoirs contenant certains mucus voués à l'ignorance humaine, puisque la science ne désire pas s'y intéresser, et parfois aussi des capotes, signe que certains (je ne cite personne, vous vous reconnaîtrez) doivent prendre plaisir à copuler bestialement dans une cabine de 1,5 m² (ne nous contredisez pas nous avons pris les mesures !) qui pue la merde grasse, la pisse, le pet avarié et le sang séché. Du coup, avancer ne serait-ce que la main au dessus de cette antre aux merveilles, c'est carrément du suicide. Les larmes aux yeux, tu jettes d'un air dédaigneux ta couche sale un mètre au dessus de la poubelle, (ou seau, puisqu'il s'agit d'un seau) et pousse la porte d'un air sinistre et dépressif. Tu hésites à te laver les mains tant tu te sens démoralisé, tu le fais tout de même, de dures images encore présentes à ton esprit, et tu te rends compte que rien n'a été prévu pour s'essuyer. Des rides apparaissant au coin de tes yeux, des cernes au dessus de tes joues, le teint grisâtre, tu n'en as plus rien à foutre et tu essuies lamentablement tes mains contre ton t-shirt.


Ce qu'on ne précise pas, c'est que Bellevue a été construit sur le modèle du Goulag, soit sans aucun moyen d'isolation ( pour prévenir de toute traîtrise). Aussi les cabines ne sont elles pas hermétiques pour deux sous, et il y est délicat de s'en donner à c½ur joie. En effet, comment péter dans les toilettes de Bellevue, alors que, seul et ballonné sur votre trône, vous sentez peser les respirations saccadées des autres visiteurs à quelques centimètres de votre anatomie crispée. Parfois, certains font preuve d'une retenue humaniste – ne désirant pas augmenter la souffrance de la communauté avec une odeur supplémentaire – et sortent de leur cabine l'air encore plus constipé qu'à l'entrée. On connaît d'autres hardis qui n'hésitent pas à se lâcher alors que la foule en émoi se trouve à quelques mètres derrière. Aussi l'énergumène produit-il des bruits ... révolutionnaires avec un sourire intérieur, et sort de sa cabine tout sourire abruti qu'il est, ravi devant vos visages indignés.


Je ne manquerais pas de me faire plaisir à décrire les cas spéciaux, autrement dit les jeunes filles / jeunes hommes de bonne famille, timides et constipés, qui, se croyant seuls dans les toilettes (en particulier en M, au rez de chaussé), laissent s'envoler au grand air leurs flatulences et leurs angoisses, contenues depuis trop longtemps de leur estomac à leur trou du fion. Et vous, derrière la cabine, chacal, accompagné d'un acolyte vicieux, vous ouvrez de grands yeux touts ronds, votre bouche s'ouvre et se modèle pour former un sourire de gosse au matin de noël, et vous restez encore dix minutes pour attendre la sortie de celui-qui-se-croyait-seul-mais-qui-ne-l'était-pas. Enfin, ce Jean Charles ou cette pauvre petite Marie Caroline déverrouille sa cabine, après avoir soigneusement rentré son chemisier dans son/sa pantalon / jupe, sort d'un air épuisé, mais ravi, comme celui qui sort d'un puissant orgasme purgatoire, et tombe sur... vous et votre hyène d'acolyte en train de lui adresser deux sourires ravis et moqueurs, un petit clin d'½il pour la route et à Dieu va. Ceux qui ont eu la chance d'assister à un tel spectacle pourront témoigner, mais nous préférerions les témoignages de ceux qui se trouvaient dans la cabine au moment de la scène.


Pour le reste, on a souvent peur de s'ennuyer aux toilettes, aussi demande-t-on souvent à un camarade de nous y accompagner. Mais pourquoi donc infliger une souffrance supplémentaire à un autre être humain qui, par dévotion amicale, ira suffoquer à la fenêtre pendant que vous vous en donnerez à c½ur joie ? Les charmants bellevusiens ont remédié à cet ennui. Beaucoup de lecture intéressante vous attend sur les murs et portes des toilettes de Bellevue. Aussi vous pourrez vous faire toutes les dédicaces entre copines au QI souffrant, du genre « Kiss ma belle, jtm tro for », et la réponse émouvante au dessous « Moi aussi ma couille jtoverkiff », mais ce n'est pas tout. Vous pourrez aussi éclater de rire devant l'humour qui se dégage des blagounettes offertes par nos délinquants bellevusiens, ainsi que suivre avec passion les engueulades entre filles et garçons le long des murs au fluo vert et rouge, et pour les plus désespérés, chopper les numéros des « Je lèche des gourdins au 06... » inscris sur ces cabines du Moulin Rouge improvisé, etc.
Ah, ça, les toilettes de Bellevue ne manquent pas d'intérêt, ils ont autant leur place ici que les rugby girls et les escaliers ! Non mais.

Précisons pour terminer que les profs, eux, se réservent les toilettes niquels et brillants de javel de leur petit couloir bien chaud, où même la cuvette leur chauffe le troufion, le petit savon bio, le miroir et les serviettes en peau de mouton des îles Fidji... Manque plus que la musique d'ambiance et la dame pipi et ce sera un 5 étoiles, chez le corps enseignant ! Mais c'est pour la bonne cause, car EUX, ne vont aux toilettes que pour sniffer la coke qui les aide à vous supporter, alors que nous, étant donné qu'il est mondialement connu que les cours nous font chier, on a intérêt à posséder le bas de gamme. Produire en grande quantité de la mauvaise qualité


En gros, chaque élève qui va aux toilettes à Bellevue est un peu un aventurier, tel Bob Morane ou Zora la Rousse, il est prêt à tout pour se soulager ! Aussi, pour un passage impeccables aux toilettes, voilà ce dont chaque élève consciencieux devrait se munir :
*Un demi kilomètre de papier toilette extra doux pour fesses au pelage fragile
*Une combinaison d'astronaute résistante, et au cas où, un masque à oxygène puissant
*Des chaussures à semelles changeantes
*Des lunettes infra rouge capables de vous guider les yeux fermés jusqu'au trou sacré
*Un filtre isolant résistant pour entourer la cabine
*Des gants en peau de dragon du nord du pays des elfes

Je ne sais pas ce qui est le plus coûteux, se munir des éléments de base anti déprime après toilettes, ou bien une opération chirurgicale remboursée de moitié par l'assurance maladie pour retenue de chier et pisser pendant dix heures d'affilée.





Je ne savais pas que j'étais capable de parler de CHIOTTES pendant autant de temps, c'est assez gênant, après tout vous aviez raison, il n'y avait que moi capable de m'atteler à la tâche d'un tel article, aussi je demande pardon à mes collègues de la chronique pour cet article tout minable, mais je sentais qu'on avait besoin de passer à autre chose après le combat ci-dessus, aussi, oui, je l'avoue carrément, vous me payez à rien foutre.
PS: J'encule celui ou celle qui me trouvera des fautes d'orthographe.


# Posté le mercredi 07 mai 2008 17:03

Modifié le lundi 07 juillet 2008 20:00

Le retour des rugbygirls


Vous n'êtes pas (j'espère ?) passés à côté : après le désastre du foot en France depuis quelques temps (demandez aux supporters du PSG...), c'est la génération RUGBY qui arrive. Le rugby est un sport vraiment pas mal, de plus, il y règne une ambiance chaleureuse, où ça respire la joie de vivre, la bière et le barbec. A Bellevue, nous n'avons pas échappé à la montée en puissance, surtout depuis les deux dernières années. Alors, les mauvaises langues diront ce qu'elles veulent, « le rugby, c'est un sport de mecs, etc. », pas d'accord. A Bellevue, les joueuses de rugby sont plus imposantes que les joueurs, aussi j'ai décidé de leur accorder un article imposant. (Voyez comme on vous aime, un peu de reconnaissance, merde).

A en entendre parler comme ça, on pourrait croire que la rugby girl est une grosse bourrine qui pèse cinq fois votre poids, qui ne se lave qu'une fois par mois (la graisse servant de gilet pare-balles en cas de coup au c½ur d'une mêlée), et qui mange la viande avec ses doigts. Rien de plus faux à Bellevue, où nos joueuses ont tout sauf l'air d'animaux. Non, ce sont bien des filles, même des jeunes filles, qui revendiquent haut et fort (un peu trop fort ? nous y viendrons...) leur appartenance au célèbre sport, dont elles ont elles-mêmes baptisé leur petit groupe : Poulettes. C'est là que je ruine tous les efforts que j'ai fait pour nier la ressemblance avec l'animalité, mais ce n'est tout de même pas ma faute, cette fois ! Il est vrai que, comme la poule, la Poulette ne possède pas un corps de rêve, immense et mince, des formes descendues des cieux... La Poulette, comme la poule, est plus élargie vers le bas que vers le haut. Elle a besoin de l'attraction terrestre pour avoir un meilleur contact avec la boue lors de ses matchs. Tout comme la poule également, la Poulette n'a pas un très gros cerveau, mais elle est souvent gentille, alors on ne peut pas lui en vouloir, car dans le sport, ce qui compte, ce n'est pas le QI mais...l'esprit d'équipe !!! Alors là, à Bellevue, nous sommes servis. Pour ce qui est de la vie de groupe, tout comme la basse-cour, nos Poulettes sont soudées par les liens du ballon ovale. Cette « fusion » parait même parfois un peu trop fusionnelle aux yeux des autres habitants de Bellevue.

Oui, car il faut le savoir, les Poulettes méritent un emplacement privilégié, au self, par exemple, où il est humainement impossible d'avoir une conversation solide au cours d'un repas à une table proche de celle où nos joueuses s'égosillent. Ouais, parce que les rugby girls, force d'habitude de terrain, ne savent ni chuchoter, ni émettre ce petit sifflement féminin appelé : le rire. Nos Poules beuglent, hurlent de rire, crient, tapent dans leurs mains. Une joie de vivre à partager, mais peut être pourrait on la garder pour les matchs seulement ?...
Outre cette caractéristique embêtante, il faut savoir que nos Poulettes, loin, je le redis, de ressembler à des bonhommes, ont toutes découvert l'Amour. Et oui ! En général, il y a un profil recommandé pour sortir avec une Poulette de Bellevue, et, vous allez le constater, le profil est étonnant ! Tout d'abord, le petit ami de la Poulette Bellevusienne est grand et plutôt maigre. De ce fait, sa copine à côté mesure trois têtes de moins que lui et pèse le triple de son poids. Serait-ce un complexe de la nature qui pousse ces jeunes damoiseaux à roucouler près de filles capables de leur éclater la gueule ? En tout cas, nos Poulettes ne manquent pas de féminité, et elles le prouvent ! Tout comme Mariah Carey, elles se font faire des habits sur mesure. Non pas qu'elles ne trouvent pas leur taille en magasin, mais plutôt qu'aucun t-shirt n'est assez splendide pour représenter l'amour qui les unit. Alors, les Poulettes se sont fait des t-shirts... identiques ! Où il est marqué fièrement leur amour du sport ainsi que leur amour d'elles mêmes. (Car n'oublions pas que la Poulette est avant tout une jeune fille adolescente et sensible, malgré tout ce qu'elle prend, - au cours des matchs, je parle, bandes de pervers – et son besoin de se retrouver au sein d'un groupe identique est égal à celui des autres jeunes).

Je trouve cela très beau
de voir un groupe féminin tiraillé par les hormones aussi aimant de la vie, soudé, et tapageur. C'est ça, l'esprit du sport ! Ou plutôt, une particularité du rugby, car, voyez en terminale littéraire, les joueuses de volley crepseuse ne sont pas si hystériques et un peu plus matures. (Les professeurs de philosophie diraient même : sont la sagesse incarnée). Cependant, lecteurs, laissons de côté les ragots interminables et putassiers à propos des disputes entre Poulettes, des garçons qu'elles se piqueraient, allons, lecteur, n'oublions pas les lois de la nature, que vous subissez vous aussi ! Au sein de la basse-cour même, les poules, pourtant si soudées pendant la ponte, sont capables de se battre pour un coq, et même de se disputer à coup de becs pour un grain de maïs ! Alors, je vous en prie, ne cherchons pas aux Poulettes des accablades (mot qui n'existe pas) honteuses, car elles sont humaines, et ont bien le droit de se disputer de temps en temps, et c'est pour mieux se retrouver ensuite ! Non, ce qui en ressort, c'est que la Poulette de Bellevue est un personnage qui mérite d'être remarqué et cité ici, tel le Manneken-pis, on ne peut passer à côté. Aussi nos Poulettes sont-elles facilement reconnaissables, et je conseille aux touristes de prendre quelques clichés de ces énergumènes s'ils les croisent dans le lycée : petite et dodue, en train de beugler, un grand maigre au bout de la main, et le t-shirt cloné.



Sachez néanmoins que malgré les apparences, il s'agit uniquement d'un article à prendre avec humour. D'ailleurs, malgré ce que certaines veulent laisser croire, vous pourrez surement les entendre clamer leurs rires rauques, du haut de leurs colines, de chez vous!

# Posté le lundi 05 mai 2008 16:04

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:33

Bellevue : lieu de toutes les incohérences.

Bellevue : lieu de toutes les incohérences.


Bellevue a son lot d'incohérences, allant de la porte de la honte, à l'allumage automatique des chasses d'eau des urinoirs en A lorsque la lumière s'allume (allez essayer et pensez à moi!) mais surtout : L'escalier dit "insupportable" reliant les amphis à l'allée centrale!
Un article sur ce fameux escalier nous avait été demandé, et en aimables chroniqueuses, dévouées à notre lectorat, nous étions allées, en pleines vacances de Pâques photographier notre lycée sous toutes ses coutures...

Sur ce fameux escalier, plusieurs hypothèses peuvent être formulées:

- la plus plausible : l'architecte, les maçons et tous les hommes et femmes qui se sont affairés pour la confection du dudit escalier avaient quelque chose de vraiment mais alors vraiment important à fêter, l'alcool coulait à flot, et notre escalier en subit les dommages, voici pourquoi les marches sont à la fois trop larges ET pas assez hautes!
On peut même croire que cet escalier a été bâti en l'hommage de cette cuite mémorable, car tout lycéen qui ose gravir ces marches est obligé ne pas marcher droit.
- la seconde hypothèse est plus farfelue, je l'admets, cet escalier n'en est pas un, il s'agit d'un élément décoratif, une sculpture monumentale représentant le grand tunnel de la destinée, ou bien l'échelle sociale, que nous allons gravir grâce à ce lycée, une ½uvre d'art qui ne sert pas à grand chose et que nous élèves, bande d'incultes aveugles aux belles choses avons pris pour un escalier, un peu comme les statues du lycée qui sont parfois travesties en porte-manteau par exemple...

Mais la grande question concernant cet escalier est bien la suivante : comment le gravir tout en passant pour un humain un tant soit peu digne! Car il y a bien difficulté, nous ne pouvons pas monter les marches une à une, car cela nous force à faire de tout petits pas comme si nous nous étions tous mutés en geisha portant à merveille, le kimono de soie (bien serré en bas) et les tongs plate-forme qui empêchent de lever les pieds (c'était la phrase mode de l'article!); nous ne pouvons pas non plus monter les marches deux par deux, car nous devons faire de trop grand pas et qui plus est irrégulier car les marches ne sont, je le répète, pas assez hautes.

[ Je tiens à préciser notre aimable lectorat que j'ai empilé les GEO de mon papa pour revivre "at home" les sensations bellevusiennes de cet escalier, afin d'être dans le vrai! Si c'est pas de l'amour!]

Voici donc les solutions mises en place par les lycéens, pour ce qui est de la descente, les plus kamikazes dévalent l'escalier les yeux à moitié fermés, les mains vers l'avant prêtes à amortir le moindre choc.
Il y a aussi les ingénieux, qui descendent en diagonale, ils partent d'un bout de l'escalier et descendent progressivement en traversant l'escalier dans toute sa largeur pour repartir dans l'autre sens, la perte de temps est considérable, mais la sécurité assurée...
Pour la montée, avouons le nous, nous préférons tous faire le tour (ce qui fait une excuse en cas de retard : la longueur du trajet !)

A vrai dire, lecteur, je ne sais pas comment trouver une chute à cet article, je te propose donc de me raconter ta petite expérience croustillante avec le fameux escalier, et puis je suis étonnée de voir à quel point je peux écrire sur un simple amas difforme (soyons francs !) de béton !

# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:16

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:33

« On dit de cet homme que c'est un pion » est une phrase très péjorative.

 « On dit de cet homme que c’est un pion » est une phrase très péjorative.
Dois-je alors commencer à écrire en considérant que je prends la parole à propos de petits pions ou plutôt de nobles surveillants ?
Par tradition et conventionalité juvénile ou peut être par pure provocation envers ceux qui prétendent nous surveiller chaque jour, je continuerai à appeler pion, le pion.

Le pion fourmille dans l'espace bellevusien. Il est partout : au champ, quand tu veux simplement t'en griller une (tout en sachant que c'est parfaitement interdit), au self, quand tu veux juste piquer un plateau parce que tu as encore oublié ta carte, dans les allées, alors que tu es en retard, mais que pour le dire franchement, tu t'en contrefous gentiment, à la MDL, quand tu veux juste jacasser en paix ... !

Le pion est repérable. Alors d'abord, il y a un genre de pion tout gentil, tout timide. C'est celui qui n'a pas vraiment envie d'être le maître, et se laisse toujours entuber par les élèves, sans chercher à inverser les rôles. Celui-ci est constamment gêné, et on a presque envie de lui dire que c'est pas bien grave si le tampon du lycée est de travers sur le petit papier rose (Ah oui, le papier rose, tu le connais bien toi aussi).

Il y a le pion cool. On le connaît aussi, il porte des cheveux longs, et on a presque envie de partager notre joint avec lui... C'est celui sur qui on rêve de tomber quand on a quelque chose à signer, puisque de toute façon, il ne lira pas, et sur qui on redoute de tomber quand on a besoin d'une information très importante.

Dans le même genre il y a la "blonde". Celle-ci on la redoute, parce qu'elle comprend pas tout, en fait. Elle compile différentes tendances : le « beeeen je sais pas moi hein ! », mais également le « il me semble que les portables sont interdits dans les bâtiments » et achève le tout par un sourire béat d'ignorance. Un jour, j'ai même vu un type courir vers elle, l'interpeller parce qu'une élève faisait une crise d'asthme en cours, et celle-ci (la pionne), répondre « mais j'ai un papier à apporter au château, moi ... »

Le pion sexy : les filles le connaissent toutes, c'est le petit dernier, et il arbore fièrement un minois pubère, mais pas moins ravageur. C'est celui qui laisse le silence derrière lui dans une classe a forte féminité (soit la classe littéraire ...)

Notre sportif local, soit l'ancien pion sexy, qui arpente les couloirs du self, en cataloguant chaque petit bout de fesse. On a envie de lui dire qu'on l'a grillé, mais ça lui fait tellement plaisir qu'on le laisse poursuivre ses marches interminables, en étant persuadé d'être toujours LE pion le plus excitant. Sachez également que ses déambulations concernent également le centre ville de Toulouse, si vous le croisez par hasard ....

Le fameux gaillard, et je ne m'étendrai même pas à parler de lui, tant il est populaire. Pour faire court, c'est le pion qui s'est enrôlé dans la milice « éducation nationale », et qui croit détenir tout pouvoir. Évitez toute ovulation, tout rire ou toute absence suspecte avec lui. Enfin monsieur, nous sommes en mai et vous n'avez toujours pas justifié votre absence d'octobre ????!! Sachez seulement qu'on dit de lui qu'il est tout de même sympathique dans le fond, mais c'est selon la météo et la place du soleil dans le ciel... Ah et mérite suprême : ce surnom a été donné par nos amis les rugbymen. Heureux ?

# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:07

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:33